Par L. Beddar | 25 Septembre 2012 | 3441 lecture(s)

Chanson Abdelkader Bouhi chanteur-compositeur

Bientôt un nouvel album

Par son nouvel album, qui sortira au début de l’année 2013, le chanteur Abdelkader Bouhi confirme son statut de ténor de la musique kabyle, lui qui a réussi à se forger un nom sur la scène artistique.

Une place qu’il doit à sa persévérance, son abnégation et son dévouement à la chanson. Mais Bouhi est allé loin, cette fois-ci, en travaillant d’arrache-pied pour mettre au point un clip dont la sortie est programmée en parallèle à celle de l’album. Un clip qui se veut éducatif, car il interpelle les jeunes sur les méfaits de fléaux sociaux, tels que la drogue, l’alcool et la prostitution, qui les guettent à tout bout de champ vu leur vulnérabilité. Le chanteur vient de boucler une trentaine d’années de carrière artistique, riche et variée, avec à la clé 120 chansons, presque toutes des chefs d’œuvre, dont 90 ont été enregistrées et mises en vente. Les sujets traités relèvent du quotidien des citoyens. Bouhi rend, ainsi, hommage à la femme kabyle, en général, et Béjaouie, en particulier, et chante son environnement et la misère dans laquelle elle évolue. Bouhi, de sa voix de rossignol qui exprime sincérité et spontanéité, s’illustre avec sa fameuse chanson intitulée Esser tebjawiyine (la beauté des femmes Béjaouies) où il rend hommage à nos mères et grand-mères dans les villes et villages. Sa voix sensuelle rajoute de la profondeur aux textes qu’il rédige lui-même. Il enchaîne avec d’autres chansons, comme celle où il traite de l’amour, avec le cri du cœur de « andalats, andalats ». Il chante, aussi, le sport, en glorifiant les deux clubs phares de Béjaïa, le MOB et la JSMB, dans « Vert et Noir ». Il n’a pas omis, avec le cœur doux qui l’habite, dans « el-waldine », de sensibiliser les jeunes à aimer leurs parents et à s’en occuper. Un genre de sujets qui revient souvent dans ses œuvres. Eloigné de la scène durant quatre ans, pour raison de maladie, Bouhi est revenu à la chanson il y a une année, au grand bonheur de ses fans. Né le 08/ 05/1957 à Béjaïa, ce chanteur aimé des béjaouis s’interdit la facilité et opte pour l’assurance dans le texte et la musique qui l’accompagne. Durant la saison estivale, il est sollicité par les associations pour animer des galas. Il a l’art et la manière d’enflammer les foules. Nous l’avons rencontré à Seddouk, où il a répondu à l’invitation de l’association Thadoukli. Il s’est produit sur la grande cour de la gare routière où il a réussi à drainer plus de 2000 personnes. Chose jamais réalisée depuis sa longue carrière de chanteur, a-t-il dit. Il était le plus heureux des hommes, ce soir là. Pourvu que cela dure pour ce chanteur très estimé.

L. Beddar

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