Par DDK | 15 Novembre 2005 | 3425 lecture(s)

40 ans de vie, au service de la culture

Seule la Maison de la culture “Mouloud-Mammeri” de Tizi Ouzou lui avait rendu, un hommage particulier, un lundi 8 juin 1998, journée nationale de l’artiste.Djamila de son vrai nom, Bachène Djohra est née le 2 mai 1930, à Azazga en Kabylie. Elle a entamé sa carrière artistique en 1950 à Alger, en intégrant par l’entremise de sa voisine, Chabha, la chorale féminine de la Radio d’Alger, que dirigeait alors, Mme Lafarge, une française qui maîtrisait parfaitement le kabyle. Elle s’essayera également à la comédie en compagnie de Rouiched, Ali Abdoun, Med Hilmi, Djamila Bouguermouh, avant de s’initier à la TV algérienne dès 1958 à l’occasion des sketchs “Soltane El Ghaba” et “La maîtresse d’école...” Djamila a composé et interprétée 217 chansons, citons-en quelques-unes :— Amlaâiur - Igurzra wulis - “Al Ferhnegh essoudnegh”...Elle a débuté au cinéma avec Tizrawi - Badri. En 1956, Na Djamila a joué dans la suite du “Vent des Aurès”, 1965, les hors la loi - “Bab El Wed City” 1994, La colline oubliée en Kabylie de A. Bouguermouh, 1994.

Ils ont dit :El Watan du 08-06-1998 : “Djamila quitte la scène artistique, mais sa voix restera éternelle. Elle continua à faire rêver les cœurs solitaires, renouer au fil des temps, des souvenirs.”N République du 08-06-1998 : “Le talent de cette artiste sera vite remarqué par la suite, par Cheïkh Nordine qui l’a sollicité pour se produire dans sa célèbre émission de variétés et dès 1995, elle composera et interprètera ses premières chansons avec à la clé, le succès.”Longue vie Djamila, Am enaâch.Mohamed Chami

Ath YanniMoumouh (chanteur) mort dans l’anonymat

Il est né au village Taourirt-Khlef (Ath Lahcène, Ath Yanni). C’est au mois de février 2003 que cet artiste a disparu. Connu dans le monde de la chanson kabyle, surtout à la Chaîne II, Moumouh Guessoum a imposé un style émanant du terroir un style qu’il avait dû développer et moderniser. Au rythme de sa voix, lui seyont bien, il chantait l’espoir dénonçait les déboires que rencontre tout être humain dans sa vie, rendait hommage au saint El Hady Belkacem Izri, très connu dans la région, voire dans toute l’Algérie. Il abandonnera par la suite la chanson qu’il affectionnait pourtant depuis son enfance.Il a, à son actif, quatre albums, peu bien sûr, mais qui témoignent d’une grande qualité artistique.Il a été enterré dans son village natal. Une foule nombreuse a accompagné l’artiste Moumouh à sa dernière demeure. Même les médias, les radios, la télévision, ont ignoré sa mort pendant plusieurs semaines, n’ayant pas été informée. Seule la revue Tagjhiwant Info N’Ath Yanni lui avait rendu un hommage, suivi d’un long poème de M. Boughareb, “Tabratt-i amedyas” en page 11.En espérant que ce court et modeste hommage soit bien perçu par les lecteurs de la Dépêche de Kabylie, “il représente pour les jeunes de Ath-Yanni, un symbole à pérenniser, en attendant peut-être la réédition de son œuvre”. Quelques titres de ses chansons :“Bkalakhir Ayirfikène” (la quille)“Ya telb yedmane”“Oh AouLtma”“Heder mak ami”Hommage à El Hadi Belkacem (édition Acif 1988)

M. C.

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