Par DDK | 13 Juillet 2013 | 1504 lecture(s)

En présence d’une foule nombreuse

Boukhalfa Bitam inhumé à Taourirt Mimoune

La dépouille de l’écrivain Boukhalfa Bitam, décédé mardi dernier au CHU de Tizi-Ouzou, à l’âge de 93 ans, a été inhumée, jeudi après-midi, au cimetière familial, dans son village natal, Taourirt Mimoune, sur les hauteurs des Ath Yenni (une quarantaine de km au sud- est de Tizi- Ouzou). Les obsèques se sont déroulées après la prière du Dohr, en présence d’une foule nombreuse, dont des cadres de l’Etat et d’anciens élèves du défunt, venus accompagner leur maître à sa dernière demeure. Dans une oraison funèbre, un représentant du secteur de la culture, a fait l’éloge des qualités tant morales qu’intellectuelles du pédagogue et écrivain disparu, en mettant l’accent sur son sens des relations humaines et son attachement à son pays. « C’est une très grosse perte. Il s’est voué corps et âme à l’enseignement et a formé des générations de cadres. Il s’est distingué aussi par sa défense des principes de la démocratie et les droits de l’Homme », témoigne Mustapha Bouhadef, ex-député et enseignant à l’université de Bab Ezzouar (Alger). Pour sa part, le chanteur Farid Ferragui, un des élèves de feu Bitam à l’école normale de Tizi-Ouzou (1969-1973), a affirmé, avec nostalgie, qu’il retenait de son maître « l’image d’un pédagogue hors pair qui s’est consacré pleinement à la formation d’enseignants de valeur qui ont, à leur tour, formé beaucoup de cadres occupant aujourd’hui diverses fonctions dans les institutions de l’Etat ». Boukhalfa Bitam est né le 21 juin 1920 à Taourirt Mimoun, un village des Ath Yenni, où naquit, également, l’écrivain Mouloud Mammeri. Les sépultures des deux hommes sont d’ailleurs à un jet de pierre l’une de l’autre. Il fut cadre émérite de l’Education nationale et auteur de romans inspirés par la vie quotidienne en Kabylie, à l’exemple de ’’Taddart Oufella’’, ’’Rue de la liberté’’, ’’Meriem’’, ’’Les Youyous dans le laurier rose’’ et ’’Fadhma N’Soumer’’. Dans un message de condoléances adressé à sa famille, la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, a rendu hommage à « l’érudit et fin connaisseur de l’histoire millénaire de l’Algérie », rappelant les écrits de l’auteur sur la période de la colonisation française, dont il « a décrit et dénoncé les méfaits ».

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