Par DDK | 11 Janvier 2017 | 1513 lecture(s)

TOUFIK OUAMANE, président de l’association algérienne de littérature populaire

«Il est temps de consacrer Yennayer»

Le président de l’association algérienne de littérature populaire, M. Toufik Ouamane, parle dans cet entretien de son association et de la fête de Yennayer.

La Dépêche de Kabylie : Vous assistez à ce premier colloque sur la poésie amazighe, quel est votre sentiment ?
M. Ouamane : C’est avec une immense joie que je prends part à ce premier colloque de la poésie amazighe qui est préparé en collaboration avec la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Il ne faut pas oublier que nous sommes une association nationale et nous avons environ quarante deux bureaux à travers le territoire national et avec plus de 2 700 adhérents dont des étudiants, des poètes et des chercheurs dans le domaine de la littérature populaire.

Quelles sont les personnalités que vous avez invitées ?
Nous ne pourrions pas inviter tout le monde pour ce premier colloque du genre mais nous avons un cocktail de personnes venues de plusieurs régions du pays, notamment de Tamanrasset, Ghardaïa, Chaouia… Ce cocktail constitue notre identité et notre sang amazighs à travers le territoire national. Il n’y a aucune différence entre eux. C’est notre patrimoine amazigh que nous voulons sauver et promouvoir.

Yennayer sera-t-il un jour consacré fête nationale ?
Depuis des siècles, cette célébration n’a pas disparu. Nous nous souvenons tous et travers l’Algérie, dans chaque foyer algérien, cette journée est célébrée avec allégresse et immense joie, avec des plats culinaires très spéciaux selon les régions. Nous avons grandi avec cette tradition. Aujourd’hui, c’est une autre occasion et nous souhaitons que c’est la bonne pour réitérer notre demande aux autorités de ce pays, aux parlementaires, aux sénateurs, à tous les responsables d’étudier et d’officialiser Yennayer comme journée chômée et payée. C’est l’une des formes de consolidation de l’unité nationale que nous défendons tous bec et ongle.

Entretien réalisé par M. A. Tadjer

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