Par DDK | 14 Septembre 2017 | 617 lecture(s)

Kaput, une révélation dans l’art cinématographique

Kaput/Broken : The women’s prison at Hoheneckest est un court métrage d’animation, réalisé par Volker Schlecht et Alexander Lahl. Le film représente l’histoire de Gabriele Stötzer et Birgit Willschütz qui étaient détenues politiques à Hoheneck Castle, la prison pour femme la plus connue d’Allemagne de l’Est. Leur histoire est celle des cellules surpeuplées, de la hiérarchie despotique et des jours impitoyables, mais avant tout, c’est l’histoire du travail forcé. Les prisonnières de Hoheneck fabriquaient des millions de produits pour les détaillants d’Allemagne de l’ouest, apportant d’énormes profits aux deux côté du rideau de fer. À entendre le résumé de l’histoire, on imagine une représentation ordinaire. Mais non ! La représentation est autre. Elle est différente. Il s’agit, en effet, d’un ensemble de dessins en l’absence de tout acteur réel, accompagné d’un scénario semblable à un reportage, ce qui est nouveau pour le cinéma. J’aime beaucoup le fait que c’est de l’animation, c’est surtout un sujet représenté comme un documentaire, c’est un sujet assez grave et assez profond, c’est un sujet qu’on ne voit pas traité tous les jours, surtout pas en animation, jugera Sophie Linnenbaum, la réalisatrice de PIX .

M. S.

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