Par DDK | 14 Septembre 2017 | 574 lecture(s)

Béjaïa 4ème journée des rencontres cinématographiques

7 productions à l’affiche

C’est toujours devant une scène archipleine des adeptes de l’art cinématographique que s’est déroulée la quatrième journée des rencontres cinématographiques de Béjaïa.

Comme de coutume, avec un programme riche et varié composé de sept productions à l’affiche. Concernant les deux projections de l’après-midi, elles traitaient le même thème. C’est celui du désir des immigrés de se faire enterrer chez eux, dans leur pays natal. D’abord, dans Le bucher de Saïd, réalisé par Julien Sicard, le réalisateur relate l’histoire de Saïd, un vieux harki qui désira se faire incinéré après sa mort. Une fois décédé, son fils Elias apprend la dernière volonté de son vieux père. Mais ce vœu n’était pas aussi facile à réaliser car il divisa la famille en deux clans. D’un côté, ceux qui revendiquent leur liberté de choix et exhausser le vœu du défunt, de l’autre côté ceux qui veulent respecter la tradition jusqu’au bout. Or, concernant le long métrage, Terre Mère de Louiza Benrezzak, il s’exprime par «Le dernier voyage». On l’appelle ainsi sans se rendre compte que quotidiennement, de nombreux corps parcourent des centaines de kilomètres par avion ou par bateau. Pour les immigrés décédés, le retour au pays se fait par coutume, ou par la volonté du défunt que les proches s’efforceront de respecter. Qu’en est-il pour leurs enfants nés en France ? lit-on dans le synopsis. Pour la soirée, il y avait à l’affiche Le reste est l’œuvre de l’homme de Doria Achour. Aymen arrive à Marseille après avoir traversé la méditerranée. Il retrouve sa sœur, qu’il n’a pas vue depuis vingt ans. Suivi de Maman colonelle, le long métrage de Dieudo Hamadi. C’est l’histoire du colonelle Honorine qui travaille au sein de la police congolaise, où elle est chargée de la protection des enfants et de la lutte contre les violences sexuelles. Alors qu’elle travaille depuis 15 ans à Bukavu, à l’Est de la RDC, elle apprend qu’elle est mutée à Kisangani. Sur place, elle se trouve face à de nouveaux enjeux.

Mechmeche Salima

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