Par DDK | 6 Juin 2018 | 722 lecture(s)

Portrait

Sofiane un passionné du dessin Manga

Sofiane Smail est un jeune passionné des arts plastiques, en général, et du dessin Manga, en particulier. Le nom d’artiste par lequel il s’est fait connaître dans le milieu et sur les réseaux sociaux est Sofiane draws. Le jeune artiste est tellement passionné par son art qu’il affirme avoir appris à dessiner avant d'apprendre à écrire. Dès sa tendre enfance, Sofiane aime marier les couleurs. «J'ai la chance d’avoir décroché la première place dans quatre concours nationaux, Oran, Alger, Jijel et Batna», dira-t-il. La passion de Sofiane l’a aussi porté à gagner sur les places internationales. Ses dessins lui ont valu des victoires dans deux concours internationaux. «Et le meilleur est à avenir inchallah», promet-il. Sofiane draws ne compte pas en rester là, il promet d’aller beaucoup plus loin. «J'ai beaucoup de projets, surtout pour les enfants», déclare-t-il. Le jeune dessinateur prépare une série de livres de coloriage, de contes et des bandes dessinées. Le côté éducatif est sa priorité dans ses ouvrages en préparation. Nous avons aussi décelé chez ce jeune des caractéristiques des grands artistes, la modestie et la reconnaissance. Le jeune dessinateur a tenu à exprimer sa gratitude à tous ceux qui l’aident dans son art, à commencer par sa famille et ses amis. Comme le dessin a besoin de matériel et d’outils qui coûtent plus chers à mesure qu’on avance, Sofiane n’oublie pas le groupe TRADIX qui le soutient en le dotant du matériel et d’outils de dessin. Notons que les jeunes comme lui sont un véritable gisement pour Tamazight. Leurs travaux, comme celui de tous les jeunes qui innovent, sont d’un apport considérable dans l’apprentissage de la langue. Le dessin Manga et la BD sont des outils indispensables pour que les enfants amazighophones apprennent leur langue maternelle. C’est aux paliers primaire et préscolaire que les pouvoirs publics doivent s’intéresser au travail de ces jeunes artistes qui pourront beaucoup apporter à l’école algérienne. Leurs travaux doivent être soutenus par le ministère de tutelle et les organismes en charge de la promotion de la langue amazighe. Ces créations pourront même sauver et raviver les variantes en danger de disparition.
Akli N.

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