Par DDK | 17 Juin 2018 | 1257 lecture(s)

SID-AHMED BELLABES, commissaire du Festival Bougie en bulle

«La 3e c’est pour bientôt»

La Dépêche de Kabylie : Tout d’abord, pourrions-nous mieux vous connaître ?
Sid-Ahmed Bellabès : Je suis commissaire du Festival depuis sa création en 2015 et porteur du projet, président de l'association «ARC», caricaturiste et bédéiste depuis 2008. Actuellement, je suis gérant d'une agence de publicité à Béjaïa et j'ai participé à l'organisation de beaucoup d’événements nationaux et internationaux. J'ai présidé le jury du Salon national de la caricature et BD organisé par la DJS de Tizi-Ouzou en 2014.

Où en sont les préparatifs du Festival ?
Le Festival porte le nom de «Bougie en bulle», il en est à sa 3e édition qui se déroulera du 20 au 22 juillet prochain. Après la réussite des deux éditions précédentes, le Festival a pris encore plus d’ampleur, ce qui exige de nous plus d'efforts. On a pour le moment plus de 20 invités internationaux et 100 nationaux. La manifestation réunit tout les intervenants dans le monde de la BD manga ou comic's et offre aux amateurs et amoureux l'opportunité de percer et faire carrière dans cet art, leur proposant un programme riche et varié, avec des ateliers conférences, des master-classes...

Que diriez-vous sur la situation de la bande dessinée en Algérie ?
Je trouve qu’elle est en pleine expansion et d'un niveau appréciable. Des adaptations de mangas japonaises à l'algérienne avec des personnages inspirés de notre quotidien, de notre culture et de nos traditions, des adaptations de contes berbères... Et sa plaît beaucoup aux jeunes. Mais il est bien dommage que cet art n'ait pas l'importance qu'il devait avoir sur le plan professionnel. Nous aimerions que toutes ces œuvres magnifiques soient publiées et que le bédéiste puisse vivre de son art. Il faudrait comme partout dans le monde créer de nouvelles maisons d'éditions, cela créera de l'emploi pour toute une chaîne d’auteurs, éditeurs, imprimeurs et distributeurs. L'Algérie a toujours été un pays d'artistes de toutes spécialités et de talents mondialement connus, mais l'artiste ne parvient pas à vivre de son travail.

Parlez-nous de votre parcours personnel…
Je suis le fils de l'artiste plasticien Rachid Belabbès, l'un des doyens des arts plastiques dans la wilaya de Béjaïa. J'ai hérité de sa passion depuis que j’étais tout petit. Je l'accompagnais dans les expos et les rencontres. Cela m’a permis de côtoyer le monde artistique. HSE de formation, j'aime la nature et l'écologie, d'où mon implication et mon combat que j'ai entamé au sein de l'association «Ardh» pour la protection de la nature avec qui laquelle nous avons réalisé des prouesses en termes recyclage. Les opérations menées pour notre ville, les BD pédagogiques pour la sensibilisation des petits enfants sont pour moi une aventure exceptionnelle. Cela m'a aidé à engranger beaucoup d'expérience dans le domaine de l'organisation des événements et à améliorer mon talent de dessinateur BD. En 2015, j'ai créé l'association pour le rayonnement culturel «ARC» de la ville de Bejaia et on s’est tracé comme défi la réalisation d'un Festival de bande dessinée unique en son genre basé sur le partage du talent. On voulait mettre en avant un esprit jeune et novateur d'où l'idée de Bougie en bulle. Nous avons monté un à un les échelons et remporté des prix nationaux comme celui de l'association la plus active de la ville de Béjaïa pour trois années consécutives, les premiers prix de la meilleure exposition sur l'écologie au Salon national à Boumerdès. J’ai eu le 1er prix au Salon de la BD et fus président du jury au Salon de la BD et caricature de Tizi-Ouzou organisé par la DJS.
Entretien réalisé par Akli N.

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