Par DDK | 7 Juillet 2018 | 1039 lecture(s)

Roman

Un récit presque imaginaire d’Ismaïl Boughareb

Ismaïl Boughareb, écrivain mais aussi artiste peintre, amateur de sculpture et de musique, vient d’éditer son premier ouvrage Un récit presque imaginaire aux éditions La Pensée. Né à Ath Yenni le 18 juillet 1960 et laborantin de profession, Ismaïl a longtemps contenu ce désir de coucher les mots sur le papier. Le récit presque imaginaire n’est que le premier car l’auteur est déjà sur un deuxième roman de fiction. En fait, Itri, le personnage principal du récit presque imaginaire revendiquant une occupation dès son jeune âge, trouva un soir dans le grenier de leur vieille demeure un loisir créatif qui le fascina par sa richesse et ses possibilités. En grandissant et tout au long de son parcours initiatique, ce protagoniste présenté aimait et croyait au langage universel qui est la peinture. Cette peinture lui redonnait toute son innocence et sa naïveté. Après le vol inattendu de ses premières toiles lors d’une exposition, Itri se retrouve alors comme dépossédé de ses œuvres auxquelles il tenait énormément. Après les avoir longtemps cherchées sans les retrouver, il tomba dans la perplexité. Pour composer son échec, il décida de voyager pour découvrir, pour la première fois, un pays lointain. Un voyage comme une déflagration de vies que l’auteur propose au lecteur. Un voyage dans tous les sens de la vie et dans tous les sens de l’âme. Le personnage voyage dans son enfance comme pour récupérer des parties qui se sont perdues en route. Paradoxalement, Itri se retrouve à At Usawen comme une halte avant une suite qui s’annonce difficile. Difficile parce que le chemin qui reste à parcourir est infini et souvent montant. Un récit presque imaginaire peut être lu d’un trait tellement il embarque le lecteur qui adhère au voyage d’Itri. Un voyage dans l’espace et dans le temps, mais aussi dans les profondeurs de l’âme humaine dénué d’âge. L’enfant cherche la personne âgée qu’il sera alors que les grandes personnes âgées retournent chercher l’enfant qu’ils ont perdu en route. Enfin, les amoureux des livres ne regretteront pas d’avoir fait le voyage avec Itri. Ils en sortiront enchantés par la magie et le talent de l’écrivain Ismaïl Boughareb qui écrit comme il peint dans son monde, où les mots et les couleurs ne se discutent pas mais se confondent.
A. N.

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