Par DDK | 31 Juillet 2018 | 1890 lecture(s)

BOUIRA - Moh Dahak présente son 13ème album

«Je vis avec l’art et la musique dans le sang !»

Pour fêter la sortie de son 13ème album, Moh Dahak et son éditeur Massi Rezig des Editions Amazigh, ont organisé, avant-hier, une cérémonie en présence d’artistes, de musiciens, de journalistes et d’amis qui ont accompagné l’artiste pour le lancement de cet opus.

C’est au niveau de l’établissement «Club des Rêves» qu’a été présenté le nouvel album, haut en couleur, qui traite de sentiments nobles, comme l’amour, sur une rythmique kabyle propre au style de Moh Dahak qui lui a apporté certaines sonorités pour innover dans ses mélodies entrainantes. Composé de huit titres dont «Tavratt» son titre phare, l’album de Moh Dahak se veut un hymne à l’amour au sens large du sentiment avec des paroles et musiques signées Moh Dahak lui-même. «L’amour n’est pas un tabou, mais un sentiment naturel noble. Nous n’avons pas de complexe à aborder ce thème, c’est en cassant ce tabou que nous pourrons avancer et exprimer pleinement notre humanité.» Répondant à une question sur le style des chansons de cet album, Moh Dahak s’affirmera en tant que kabyle chantant d’abord pour les siens : «C’est notre style musical, un style qui n’appartient à personne. Ce que je chante fait partie intégrante de notre folklore. C’est notre fierté, c’est nous, tout simplement. Les musiques sont universelles et peuvent plaire ou déplaire à certains. Les kabyles ont leurs styles de musique et de rythmique qui leur sont propres. Les influences retranscrites sur cet album sont kabyles et celui qui ne se reconnait pas dans ce style voudrait dire qu’il ne vit pas parmi nous. Nous vivons avec l’art, avec la musique dans le sang, sans ça, nous étouffons.» Par ailleurs, l’artiste fidèle à lui-même, a tenu à remercier son entourage pour l’avoir accompagné tout au long de son périple. Une présence indispensable, selon Moh Dahak, qui révèlera que son public et ses amis sont la force qui lui permet de créer et d’innover. «La sortie d’un album ne se limite pas à le produire et le laisser dans les bacs, l’artiste cherche à renouer avec son public en entretenant des relations régulières. Personnellement je ne peux pas me passer de ce lien d’amitié avec mes amis, mes fans et mon public en général. Si l’on avance dans une carrière, c’est grâce au public car sans sa participation et son soutien nous ne serions rien», déclarera l’artiste en toute modestie. Concernant sa vie au quotidien à l’étranger où il réside, l’artiste avouera ne pas avoir de nostalgie, du moins aucune retranscrite dans cet album, même si dans des précédents opus, il a chanté le mal du pays. «La proximité avec mon public est quasi quotidienne, notamment avec les nouvelles technologies dont on dispose. Je suis cœur et âme avec mes amis, ma famille et mes proches et cela me donne l’énergie nécessaire pour mes compositions et arrangements au fil du temps. Je suis avec vous, chacun ressent le mal du pays à sa manière», explique Moh Dahak. Des nouvelles technologies qui sont également au service de l’artiste pour promouvoir sa carrière comme il tient à le préciser : «C’est vrai que le piratage fait des ravages, mais les nouvelles technologies permettent également de promouvoir la carrière de l’artiste, sa renommée et sa réputation dépassent ainsi aisément les frontières du pays. Je peux vous dire toutefois, et les disquaires vous le confirmeront, que le public tient absolument à acquérir les albums disponibles sur le marché. C’est en quelque sorte un acte de fidélité envers les artistes, les gens savent que nous avons besoin de vivre. Ce respect, nous devons l’entretenir par des relations étroites avec nos fans», déclare Moh Dahak qui d’ailleurs n’exclut pas de se produire en galas et concerts à travers le pays si le mouvement associatif le souhaite : «Je demeure disponible si des associations culturelles ou estudiantines me proposent des soirées ou des galas de solidarité ou de bienfaisance, je viendrais volontiers et avec grand plaisir, comme d’autres artistes le font», précise l’artiste.

Hafidh Bessaoudi

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