Par DDK | 31 Juillet 2018 | 2814 lecture(s)

YAKOUREN - Village Aït Bouhini

La chanteuse Djamila à l’honneur

à l’occasion de ses soixante-dix ans de carrière, l’actrice et chanteuse kabyle Djamila sera honorée, samedi prochain, par le collectif associatif d’Aït Bouhini, village natal de l’artiste, dans la commune de Yakouren relevant de la daïra d’Azazga. Une cérémonie qu’abritera l’école primaire du village à partir de 14h. Un riche programme est prévu pour l’occasion. Une exposition de documents et de photos retraçant la vie et le parcours artistique de la chanteuse sera ouverte au public, ainsi que des témoignages d’amis et proches, du théâtre, de la poésie, ainsi que la projection d’un documentaire. L’hommage sera également l’occasion d’une cérémonie de remise de prix aux lauréats des examens des trois cycles de l’éducation (BAC, BEM et 5e AP). L’artiste Djamila, de son vrai nom Bachene Djouhar, est née en mai 1930 à Aït Bouhini. Elle entama très jeune sa carrière artistique à la chaîne II de la radio nationale dans les années 1950. Elle brillera notamment à l’émission Ourar Lkhalath (chorale féminine). Djamila a aussi animé plusieurs émissions dédiées à l’enfance, aux femmes, aux chanteurs et à l’émigration, telle l’émission «Abahri siwed as slam». Sa belle voix et ses poèmes bien ciselés ont fait d’elle une chanteuse très appréciée. «Arnouyas amane akhali», «Ledzayer tamourth nagh», «Yefrari ouas», «Misligh iwefrukh», «Achhal ayagi», ou encore «Enkhaq awine yezrane tamourth» sont quelques-unes de ses chansons éternelles de par la qualité de leurs textes et l’angélique voix de l’artiste. Durant sa longue carrière, Djamila a également interprété des rôles dans des sketchs radiophoniques, des sitcoms à la télévision et dans des films cinématographiques tels que «Le vent des Aurès» de Mohamed Lakhdar Hamina, «Les hors-la loi» de Tewfik Farès, «Le colonel Si Bélaid», «Le bus des rêves» de Mustapha Tizraoui et «Leila et les autres» de Sid Ali Mazif. Aujourd’hui, la chanteuse et artiste plurielle est âgée de 88 ans. L’hommage qui lui sera rendu par les villageois est, on ne peut plus, mérité.

Hocine T.

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