Par DDK | 5 Aout 2018 | 948 lecture(s)

COMMÉMORATION - 72e anniversaire de la mort d’Ali Laïmeche

Tizi Rached fin prête !

L’APC de Tizi Rached, en collaboration avec l’ONM et la Nahia de Tizi Rached, organise demain lundi une journée commémorative du 72e anniversaire de la mort d’Ali Laïmèche.

Une date chère et significative aux yeux de la population de Tizi Rached, région natale de ce grand homme que fût Laïmèche Ali. Pour cette grande occasion, un riche programme est prévu par les organisateurs, au grand bonheur de la population. La journée débutera, par le dépôt d’une gerbe de fleurs, au niveau de la tombe du défunt, sise au chef-lieu de la localité. S’en suivra l’inauguration de son portrait et une prise de parole pour des témoignages sur son parcours et son combat. L’autre partie du programme sera consacrée à la remise de cadeaux aux lauréats des scolarisés de chaque niveau. Le P/ APC de Tizi Rached, M. Sekran M, dira : «Il est de notre devoir de préserver la mémoire de nos ainés. Par ces journées, nous visons à encourager nos écoliers, lycéens et étudiants, à aller de l’avant dans leurs études. Nous commémorons aujourd’hui le 72ème anniversaire de la mort de Laïmeche Ali, qui était lui aussi un grand amoureux des études.». Le parcours et le combat du monument que fut feu Ali Laïmeche, ne peuvent se résumer en quelques lignes. Ali Laïmèche est né en 1925 à Icherâiwen, village d’un autre monument, Si Mohand U Mhand, relevant de la commune de Tizi Rached. Après quatre années d’études primaires à l’école locale, il fut admis au collège de Tizi-Ouzou, où il fut immédiatement immergé dans le bain du nationaliste qui caractérisait cette ville. Ce fut le début de la lutte contre le colonialisme français. Quelques mois plus tard, il fut arrêté en possession d’un tract du PPA (Parti du Peuple Algérien). Les études secondaires le conduisirent au lycée de Ben Aknoun, actuel lycée El Mokrani, où il se distingua par ses qualités d’organisateur et de meneur d’hommes, à travers, notamment, son implication dans le scoutisme. En novembre 1942, le lycée qu’il fréquentait fut réquisitionné, au débarquement des troupes alliées de la seconde guerre mondiale. Il était transféré à l’Ecole normale de jeunes filles de Miliana. C’estt là, qu’il s’était entièrement engagé dans le scoutisme, le recrutement, l’organisation, l’animation et la traduction de chants révolutionnaires en langue Kabyle. Déterminé et attaché à ses études, il les reprend en 1944, à Ben Aknoun où il eut la première partie du baccalauréat avec la mention «bien». Malheureusement, il ne passera jamais la deuxième partie à cause des massacres du 08 mai 1945, à la suite desquels, il décida de prendre le maquis en compagnie d’une poignée de camarades de lycée. Terrassé par la tuberculose, il rendit l’âme, le 06 Août 1946, près d’Ait Zellal, entre Souamma et Djemaa Saharidj. Ce grand homme eût un destin et une grandeur incontestablement nationaux. Au moment où la patrie traversait une étape charnière de son histoire, il a été à l’avant-garde de ceux qui ont catalysé la conscience et la haine du peuple contre le colonisateur, conséquence d’une répression accumulée pendant plus d’un siècle. Le parcours et les actes de ces pionniers, se sont mus en cette flamme patriotique qui éclaira le sentier vers l’indépendance. Ali Laïmèche fut des premiers à organiser et structurer des cellules de militants dévoués à la cause nationale, dont l’objectif final était de réunir les conditions nécessaires au déclenchement de la lutte armée. Mort à fleur d’âge, le flambeau été repris haut la main par ses frères et le peuple algérien. La population de Tizi Rached, souhaite que le combat de cet homme soit revisité en profondeur afin que les jeunes générations s’imprègnent du parcours de leurs ainés et du sacrifice consenti pour l’amour de la patrie. Le parcours de ce valeureux militant mériterait largement de faire l’objet d’un colloque.

Youcef Ziad

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