Par DDK | 11 Aout 2018 | 1278 lecture(s)

Louenas Hassani invité du café littéraire d’Aokas

«Derrière chaque idéologie une quête du pouvoir»

Il a quitté sa région natale, Aokas, il y a 17 années de cela, pour aller continuer ses études en France, avant d’aller s’installer au Canada, cinq années plus tard. Louenas Hassani qui était l’invité du café littéraire d’Aokas récemment, à animé une conférence-débat suivie d’une vente dédicace de son roman intitulé «La république de l’abîme». Pour le conférencier, la république de l’abîme est un produit qui traite de la politique, de l’histoire ou encore de l’anthropologie et qui reflète une pensée du vivre ensemble. Il dira que la république de l’abîme était, en réalité, son premier produit que les éditeurs ont hésité à prendre. Ce n’est qu’après la sortie de son premier roman «La coureuse de vents», qu’on avait enfin consenti à éditer ce deuxième ouvrage qu’on avait appréhendé auparavant. Il faut souligner que c’est un roman d’une actualité. Dans les deux romans de Louenas Hassani, l’auteur rappelle que l’algérien est capable de produire de grandes civilisations. Ceci malgré le fait que la question de vivre ensemble est bousculée par les extrémistes du monde entier, fera-t-il remarquer. Pour revenir à son dernier ouvrage, l’auteur expliquera son contenu en disant que trois jeunes chômeurs, tout juste sortis de l’université, commencent à réfléchir sur la possibilité d’échapper à la théocratie synonyme d’une barbarie face à l’innocence. La violence inouïe véhiculée par celle-ci confirme l’existence d’une idéologie qui n’a rien à voir avec l’islam de leurs ancêtres. Dans l’histoire fictive du roman, ils seront condamnés à mort par contumace, ce qui les contraints à prendre la fuite pour découvrir, dans d’autres localités qu’il subsiste, des gens qui sont loin de cette idéologie et qui combattent pour sauver les meubles. En conclusion, le conférencier dira que l’objectif visé par son œuvre est de dire que quelle que soit l’idéologie, son but c’est, généralement, le pouvoir qui est visé. Avant de passer à la vente-dédicace, il y a eu, comme d’habitude, un débat fructueux duquel on peut déduire que, comme le soulignera l’auteur, les raisons qui poussent à écrire puisent sur le réel et l’imaginaire qui s’entrecroisent.

A Gana.

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