Par DDK | 18 Aout 2018 | 878 lecture(s)

Béjaïa - Clôture du Festival de la chanson amazighe

Qu’elle fut belle la soirée !

En clôture de la seizième édition du Festival de la chanson amazighe, Zahir Abdjaoui, Yacine Zouaoui, Tinhinane Benkoussam et le maestro Mohamed Allaoua se sont succédé au micro pour mettre une ambiance électrique que l’assistance n’oubliera pas de sitôt.

De par sa prestation de haute facture, Mohamed Allaoua a réussi à faire oublier aux spectateurs le passage de Takfarinas, le samedi. Il a confirmé, dans la soirée de mercredi, au stade scolaire de Béjaïa, qu’il est le «number one» de la chanson kabyle. Alors qu’on avait rapporté dans ces mêmes colonnes que le stade était plein à craquer lors du gala animé par Takfarinas, avec Mohamed Allaoua, c’était plus que cela, une aiguille ne pouvait tomber à terre tellement le stade et les gradins étaient noirs de monde. Dès sa montée sur scène, l’assistance explose car elle n’avait pas cessé de le réclamer lors du passage des autres artistes qui étaient pourtant assez appréciés par une partie du public. L’entame du gala a été faite par l’enfant de la ville, Zahir Abdjaoui, qui a gratifié le public de quelques unes des ses chansons dont la fameuse «J’ai quitté mon village». L’autre enfant de la ville, Yacine Zouaoui, lui succèdera pour entonner une chanson en hommage aux vieux. Il enchainera par quelques autres tubes avant de chanter une version kabyle de l’immortelle chanson de feu Dahmane El Harrachi, «Ya Rayeh». Toute l’assistance a accompagné, en chœur, le chanteur lors de l’interprétation de ce tube légendaire. Pour rappeler au public qu’il est un enfant de Béjaïa, il invitera Zahir Abdjaoui à venir sur scène pour reprendre, en duo, une chanson en hommage à Abdelkader Bouhi. La jeune Tinhinane passera en troisième positon pour interpréter deux chansons de son répertoire, qui se limite pour l’instant à deux albums sortis cette année et l’année dernière. L’entrée en scène, de Mohamed Allaoua, a eu lieu trois quarts d’heure avant minuit pour s’étaler jusqu’à 1 heure du matin passée. Il puisera dans ses multiples albums pour interpréter de nouvelles comme d’anciennes chansons qui ont poussé la majorité de l’assistance à déhancher pour les plus timides et à entrer carrément en transe pour les plus jeunes. Mohamed Allaoua a réussi à égayer comme il se doit son public, dont la majorité était constitué de familles. Il y avait en tout cas plus de femmes que d’hommes. C’est dire que le public de Mohamed Allaoua est constitué en majorité de la gent féminine. La preuve étant que lorsque l’artiste invite l’assistance à reprendre en chœur certains couplets, c’était les voix féminines qui dominaient. Il faut reconnaitre qu’il a été à la hauteur de l’événement et qu’il a supplanté, cette fois-ci, l’autre maestro Takfarinas qui n’a pas réuni autant de monde. Il est vrai que lors de cette dernière soirée du festival, les organisateurs semblaient dépassés par le nombre très important de spectateurs qui se sont déplacés spécialement pour voir leur idole Mohamed Allaoua, mais dans l’ensemble cette 16e édition a été une réussite.
A Gana.

0