Par DDK | 19 Aout 2018 | 5908 lecture(s)

Idir, en marge du gala de solidarité d’Aokas

«Content d’être ici, mais je n’ai pas aimé mon nom en haut de l’affiche»

La station balnéaire d’Aokas a vibré, vendredi soir, aux rythmes d’un concert de solidarité auquel a participé une pléiade de chanteurs, dont Idir.

Organisé, au stade communal, dans le but d’amasser les moyens financiers pour l’acquisition du matériel nécessaire à la pratique d’opérations pour le traitement de la maladie de l’éléphantiasis au niveau du CHU de Béjaïa, ce gala de solidarité a vu la participation, aux côtés d’Idir, de Boudjemââ Agraw, Malika Domrane, Akli D, Baaziz, Kaci Abdjaoui et tant d’autres artistes connus pour certains et moins connus pour d’autres.

L’ouverture a été faite par un jeune chanteur de la ville voisine de Tichy, Karim Mersel, qui a interprété merveilleusement des chansons du regretté Matoub Lounes. Kaci Abdjaoui, lui succède et gratifiera le public de deux chansons du style chaabi, fort appréciées. Puis ce sera autour de Baaziz. Lui emboitera le pas le très attendu Idir, le parrain de l’événement pour faire sa montée sur scène.

Tour à tour, il prendra la parole avec le maire, le président de l’APW et Loucif Hamani, avant d’être sollicité par l’assistance pour une chanson. Ce qu’il fera avec plaisir malgré le fait qu’il soit souffrant. Akli D fera monter d’un cran l’ambiance. La coqueluche du public béjaoui, Boudjemââ Agraw, en l’occurrence, en interprétant ses chansons, fera, lui, la surprise à l’assistance en reprenant deux chansons de Matoub qui était, de son vivant, son fidèle ami.

Le jeune chanteur Rachid Alioui, venu de Boghni, interprétera, lui aussi, des chansons de Matoub. Malika Domrane, qui ne s’est pas produite dans la région depuis belle lurette, était également de la partie avec d’autres jeunes chanteurs qui ont bercé l’assistance jusqu’à une heure tardive. Si le spectacle, du point de vue musical, était au top, il n’en était pas de même pour le volet organisationnel où beaucoup de lacunes ont été relevées dont un retard de deux heures.

Prévu à 19 heures, le gala n’a été entamé qu’aux environs de 21 heures. Aussi, hormis quelques policiers qui assuraient la régulation de la circulation aux alentours du stade, il n y avait aucun agent, du moins en tenue, à l’intérieur, là où s’est déroulé le spectacle. Malgré un manque flagrant de lumière, la sécurité a été confiée à de supposés vigiles qui ne connaissaient, apparemment, pas la mission pour laquelle ils ont été réquisitionnés.

Il est utile de rappeler que Takfarinas est attendu, dans le même cadre, pour la soirée d’aujourd’hui, au même lieu, pour un autre gala. Approché en marge du gala de ce vendredi, Idir a eu ces propos qui ne sont pas que des fleurs pour le comité d’organisation : «Le fait qu’on organise des galas pour acquérir du matériel pour le compte du CHU, donc dans un intérêt général, est une très bonne chose. Moi, je n’ai fait que parrainer ça, je n’ai d’ailleurs pas aimé que l’on mettre le nom d’Idir en haut de l’affiche. Toutefois, je suis très content d’être ici aujourd’hui».

Pour sa part, le professeur Danoune, DG du CHU dira : «Vu l’engouement du public et l’engagement des artistes, et sachant qu’il y aura d’autres galas dans le cadre de cette action de solidarité, je suis convaincu que nous allons réussir l’opération. Et c’est tant mieux pour la population et pour tout le monde».

A Gana.

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