Par DDK | 12 Septembre 2018 | 817 lecture(s)

Théâtre régional Kateb Yacine

Présentation de la pièce Timwurab d’Abderrahmane Houache

La générale «Célibattantes» a séduit le public du théâtre régional Kateb Yacine, dans l'après- midi du jeudi 8 août 2018. La pièce d’Abderrahmane Houache est présentée devant une assez nombreuse assistance composée des invités Omar Fetmouche, Said Chemakh, le sénateur Hocine Haroun, le metteur en scène Mokrab Lyes, entre autres. La pièce se déroule dans un salon d'une maison de l'une des comédiennes, toutes deux divorcées : Zoulikha Talbi dans le rôle de Fatima et Kamélia Hacid jouant Zahra. Le décor est assez sobre, il est composé d'une porte d'entrée de la maison, armoire, chaises, canapé, pot de fleurs. Au commencement, un moment de musique. La fenêtre ouverte donne sur le cimetière. Au changement de la musique, Fatma, joyeuse, danse dans le salon en agitant son foulard. Elle est interrompue par la sonnerie : son amie Zahra vient lui rendre visite. C'est un moment de joie et des retrouvailles des deux amies divorcées. La discussion est alors engagée et chacune raconte les circonstances de son divorce qui se rejoignent quelque part étant donné que les causes sont presque identiques. Elles se plaignent de la conduite de leurs ex maris : «Tous les hommes sont pareils. Il vaut mieux être seule que d'être mal accompagnée d'autant plus quand il s'agit du compagnon de votre vie». Elles ne cessent de tirer à boulets rouges sur les hommes qu'elles mettent tous sur le même pied d'égalité. Zahra, à son tour enchaîne : «La femme est l'avenir de l’homme. Le foyer repose sur la seule femme...» Au cours de leur discussion, elles citent le pauvre, le riche, le militaire, l'avocat, le médecin et... le politique. Fatma montre les habits achetés par son ex et Zahra la taquine : «L'amour n'est pas dans l'achat des vêtements si le plus important manque et un homme qui aime ne ment pas !». Ces dialogues se déroulent tantôt dans la joie en riant aux éclats, tantôt dans la tristesse où elles se taisent un long moment sans pour autant montrer des visages expressifs marqués par ces soucis et cette tristesse qui, pourtant les accablent et les ont poussées au divorce. «Il ne me défend pas ! Je suis enfin libre !» Fatma chante et se remémore les souvenirs de son mariage mais cela n’a pas duré longtemps. Son amie exécute son coup prémédité. Elle «oublie» volontairement son portable chez son amie Fatma. Coup de théâtre : le téléphone sonne, Fatma le prend et découvre que son ex vient d’envoyer un message d’amour à Zahra. Ainsi se termine la pièce, la suite au spectateur de deviner. Signalons que la scénographie est de Habbel El Boukhari. Le conseiller est Boucetta Rabah. Sarah Bouzar, une animatrice de la maison de la culture Mouloud Mammeri, s’occupe de la chorégraphie. La musique est de Salem Kerrouche, animateur de l’atelier de musique de la maison de la culture Mouloud Mammeri.

M. A. T.

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