Par Arezki Toufouti | 17 Novembre 2013 | 1443 lecture(s)

Djamel Ayad, P/APC de Sidi Aïch

«On éradiquera l’habitat précaire”

Djamel Ayad, maire de Sidi Aïch, d’obédience FFS, évoque, à travers cet entretien, les différents projets en cours de réalisation dans sa municipalité.


Au sujet de l’aménagement de l’oued Soummam évoqué par ses prédécesseurs, le maire (sur la photo à son bureau) dit avec subtilité que ce n’est pas là son projet à lui. “C’est un grand projet d’avenir,” rétorque-t-il.

La Dépêche De Kabylie : Les habitants du quartier de l’ex-hôpital ont fermé, il y a quelques semaines, le siège de l’APC pour exiger l’amélioration de leur cadre de vie. Quelle est la suite réservée à leurs doléances ?
Djamel Ayad : Les habitants de ce quartier vivent dans une situation lamentable. Beaucoup d’insuffisances en matière de DEP (drainage des eaux pluviales), d’assainissement auxquelles s’ajoute la dégradation du réseau routier, ont été signalées. Les averses automnales ont provoqué des inondations. Pour le moment, le drainage des eaux pluviales est pris en charge dans le cadre des PCD 2013. Après la procédure réglementaire, une entreprise spécialisée dans les travaux hydraulique a été retenue. Les travaux sont entamés. Le taux d’avancement est actuellement à environ 50%. Le problème de l’assainissement est aussi pris en charge dans le cadre du budget de wilaya 2012. Des opérations sont également prévues dans le programme de l’absorption des VRD pris en charge par la DUC. Malheureusement, les travaux n’arrivent pas à démarrer à ce jour. Les lenteurs dans la procédure de passation des marchés publics en sont la cause. Concernant le revêtement de la route, il est confié à l’entreprise STRPS d’Akbou, malheureusement celle-ci n’a pas honoré ses engagements. Après maintes mises en demeure, le contrat a été résilié et une nouvelle consultation a été lancée. La lenteur des procédures et la défaillance des entreprises sont les causes qui ont provoqué l’ire des habitants inquiets et impatients pour la prise en charge de leurs problèmes.
 
Chaque campagne électorale apporte son lot de promesses aux habitants du quartier «les oliviers ». Les années passent et leur situation reste inchangée…
Dans le cadre de l’éradication de l’habitat précaire, nous avons d’abord commencé par reloger les habitants de la vieille cité Aïssani. Nos promesses sont tenues vis-à-vis des habitants du quartier des Oliviers. Le relogement est presque finalisé. 98% des familles occupent, aujourd’hui, leurs nouveaux logements. Il reste encore quelques cas à prendre en charge et l’opération sera close. Je profite de l’occasion pour remercier tous ceux qui ont participé à la réussite de ce projet.
 
Quelle est la politique de la nouvelle APC pour relooker la localité de Sidi Aïch ?
A l’instar des autres villes de l’Algérie, Sidi Aïch ne peut échapper à ce nouveau mode de consommation. Aujourd’hui, le citoyen produit quotidiennement un volume important d’ordures composées notamment d’emballages en verre, en plastique et en carton. Les bouteilles, les gobelets, les sachets en plastique sont les ennemis de l’environnement.
L’absence d’entreprises de récupération de ces ordures et l’incivisme des citoyens favorisent la pollution qui menace et la santé de l’homme et l’environnement. Les collectivités locales par insuffisance de moyens restent impuissantes. La propreté de la ville est l’affaire de tous. La mobilisation des citoyens au respect de l’environnement par des campagnes de sensibilisation est plus que nécessaire. L’Etat est interpellé à prendre des mesures nécessaires pour aller vers les états généraux sur l’environnement et l’hygiène publics.
 
Il y a quelques jours, vous avez mis en application un nouveau plan de circulation qui a été salué par certains et contesté par d’autres. Quel diriez-vous à ce sujet ?
L’objectif c’est de fluidifier la circulation, dégager des espaces pour le stationnement et aussi assurer la sécurité des citoyens. Malheureusement, celui-ci a été contesté par certains commerçants du centre-ville sous prétexte qu’il leur a engendré un manque à gagner. D’ailleurs, pour afficher leur mécontentement, ils sont allés jusqu’à occuper la rue et procéder à la fermeture du siège de l’APC.
 
Vos prédécesseurs aux commandes de la municipalité ont presque tous évoqué un projet pharaonique consistant en l’aménagement de l’Oued Soummam qui traverse la ville de bout en bout. Avez-vous des plans dans ce sens ?
C’est un grand projet d’avenir.

Un retour progressif des activités culturelles est constaté, ces derniers mois, dans la ville de Sidi Aïch, mais la salle de cinéma de la ville reste toujours fermée…
Les activités culturelles ont repris grâce aux nouvelles associations, notamment l’association éco culture, l’association Tidhets et l’association des handicapés Azal qui activent au niveau de la bibliothèque communale. Concernant la salle de cinéma, les travaux de sa restauration sont presque achevés. Elle ouvrira ses portes prochainement.
 
Des projets pour la masse juvénile?     
En ce qui concerne le stade de football, nous attendons l’inscription de l’opération de sa restauration. Le wali et l’ensemble des autorités de la wilaya accordent une importance capitale à ce projet. Nous sommes convaincus quant à son aboutissement.
 
Pour conclure…     
Notre commune est devenue, aujourd’hui, un lieu ouvert, accessible à tous. L’exécutif communal reste fidèle aux engagements pris devant la population.

Entretien réalisé par Arezki Toufouti

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