Par D. C. | 17 Mars 2011 | 20667 lecture(s)

Exclusif ! Découvrez le comme vous ne l’avez jamais connu jusque là...

Les confessions de Mohamed Allaoua

Ce n’est pas tous les jours que la star du moment de la chanson kabyle se livre, de la sorte aux médias: Sans retenue aucune. Il répond sans détour à toutes les questions qui pourraient éfleurer l’ésprit du plus curieux des fans. Il le fait en exclusivité pour les lecteurs de la Dépêche de Kabylie. Notre reporter est allé à sa rencontre à Paris. C’était il y’a juste une semaine, mercredi dernier précisément, dans un établissement qu’il a l’habitude de fréquenter du côté de Saint-Ouen dans le 93. Allaoua s’était présenté en compagnie de Omar Azul, on l’appelle comme ça, son manager qui ne le quitte pas d’une semelle. Ils venaient de sortir tout droit d’une répetition où il a eu à partager quelques petits moments avec l’immense Idir.

Entretien réalisé à Paris par Djaffar Chilab:

La Dépêche de Kabylie : Quelles sont les nouvelles de Allaoua ?

Mohamed Allaoua : Ça va, je ne me plaints pas trop, même si Tizi-Ouzou et les amis me manquent beaucoup.

Cela fait combien de temps que vous ne vous êtes pas rendu au pays ?
Ce n’est pas vraiment énorme mais pour moi c’est déjà difficilement supportable. Je suis là depuis octobre dernier. Maintenant si vous me dites pourquoi ne pas y retourner alors, je vous répondrais tout de suite que j’y pense chaque jour, mais il y a les obligations professionnelles qui me retiennent.

Comment vous est venue l’idée de vous installer en France ?
Je le dis tout de suite, si je suis venu ici, c’est pour passer à un palier supérieur dans ma carrière. La musique, c’est quelque chose qui me passionne, je vis avec et pour elle. Chez moi, je pense modestement avoir atteint ce à quoi pouvait aspirer un artiste dans mon cas, et je ne pense pas pouvoir acquérir, ni donner plus. Pratiquement, chaque année, je produis un album, et à chaque fois ça fait succès, je fais des stades à l’aise, tout ça c’est grandiose mais au fond, je ne trouve pas une réelle satisfaction. C’est vrai que c’est toujours avec un immense bonheur que je partage ces moments d’échange avec le public mais, à côté, je me sens un peu tourner autour de moi. Et ma foi, pour passer à autre chose, il fallait aller voir ailleurs.

Le choix de Paris était pour vous naturel ou dicté ?
Disons qu’il a été plus naturel, car ce n’est pas loin d’Alger, il y a aussi l’environnement ; on ne se sent pas vraiment dépaysé et là, c’est essentiel pour un artiste de rester près de la société et de son public. Et puis Paris, c’est connu, c’est une ville de culture, de musique universelle, rien ne vous manque ici : De bons studios, des professionnels de son, des musiciens de talent, des artistes de renom pour s’inspirer, partager des échanges… Bref, la perfection est là. C’est aussi une opportunité pour passer à un stade et élargir son public et s’ouvrir sur le monde.

Et vous vous êtes facilement retrouvé dans ce nouveau monde ?
Franchement, ce n’est pas facile, car entre ce qu’on voit de là bas et la réalité d’ici, il y a quand même de sacrées difficultés. La France ce n’est pas que du ciel bleu, de la verdure, les Champs Elysées, le bien-être, et les soirées feutrées… Sur le plan professionnel, ce n’est pas évident non plus de s’adapter au rythme. Ici, monter un album peut vous prendre toute une saison si ce n’est l’année. A Alger, un artiste peut plier son CD en un mois, ici rien que pour faire une maquette du produit, ça vous prend déjà un mois. Après il vous faut trouver le temps pour rassembler les musiciens, trouver des créneaux dans les studios d’enregistrements… Et puis ça demande beaucoup d’argent. C’est vrai qu’au bout vous avez le top, mais il faut se sacrifier pour l’avoir. Ce qui est du reste normal.

A vous entendre parler, on sent que vous êtes en plein dedans comme on dit ?
Oui, oui. Je suis là pour ça. Et puis je dois bien activer. Je suis conscient qu’on attend le nouveau Allaoua, et je ne peux pas me permettre de décevoir la patience de ceux qui m’ont toujours soutenu.

Donc le chantier du nouvel album est en marche ?
C’est sur.

Et ça se passe comment ?
Ca va, ça se passe plutôt bien, j’avance doucement mais sûrement comme on dit. Franchement ici, vous avez tout pour réussir quelque chose de bien. Le seul manque que j’ai rencontré c’est peut-être la rareté des paroliers kabyles. Je veux dire dans mon style bien sur. De ce côté, c’est vrai que chez nous, on a plus de choix, plus d’opportunités d’échanges. Ici, en parallèle, les gens n’ont pas que ça à faire, on ne peut pas se consacrer pleinement à la musique en étant un simple parolier. Il faut nourrir sa famille, des charges à assurer, tout se paye, donc à travailler parfois plus que la journée pour joindre les deux bouts… Et puis moi, je ne suis pas quelqu’un qui prend comme ça des chansons qu’on lui ramène sur papier. Je n’ai jamais fait ça et je ne pense pas le faire un jour. J’ai toujours travaillé collectivement avec les paroliers que ce soit au pays ou maintenant que je suis ici. Je ne prends jamais tout en vrac, j’assiste tous ceux qui participent au travail qu’ils soient paroliers, musiciens, arrangeurs… Je suis quelqu’un qui n’a aucun complexe à écouter, mais je dois participer à tout pour ressentir ce que je fais, sinon ça n’aurait aucun sens pour moi.

Et vous êtes à combien sur ce nouvel album ?
Disons qu’on est à trois à travailler dessus. Pour la musique, c’est mon œuvre personnelle. Ce n’est pas que je n’ai besoin de personne ou que je me considère super bien, mais j’ai toujours agi de la sorte.

Que pouvez-vous nous dire de plus sur ce CD tant attendu ?

Déjà que ça sera une dizaine de chansons, pas plus. Je le dis comme ça car avant j’avais pensé à en mettre plus, mais comme le temps est vraiment court, alors j’ai préféré m’en tenir à dix et bien les travailler.

C’est toujours dans le sillage
Assed Assed, Tamgharthiw… ?

Je n’ai pas changé de style, c’est clair ; mais il y aura une bonne amélioration surtout dans l’audio, je veux dire le son.

C’est du rythmé ?

Ce que je peux dire, c’est qu’il y a trois chansons dans le genre que j’ai toujours fait et que préfère le public et puis un reste très varié avec du Aâlaoui, du Reggae, des balades, des futuring…, un peu de tout quoi. Et puis je suis en discussion avec DJ Coor, pour une petite collaboration. Ce n’est pas encore fait, mais j’espère que le temps nous permettra de concrétiser l’expérience.

Vous avez déjà le titre de l’album en tête ?

Tant que le travail n’est pas fini, je ne peux pas parler d’un titre définitif, même s’il est vrai que j’ai déjà eu à penser au sujet.

Allez, on te pose la question autrement. Quelle est la chanson que tu vois bien faire boom comme ce fut le cas pour Assed et Tamgharthiw ?
Vous savez, dans mes précédents albums, je n’ai jamais donné le nom de la chanson phare à l’album même si je pressentais le titre qui allait faire succès. Tamgharthiw était dans l’album Tassarthith les stars ; Assed Ar Ghouri était dans l’album Adruhagh Ar Tizi, même si je savais dès le départ quelle chanson allait plaire plus que les autres au public.

Et pour cette fois donc ?

Pour le titre, je pense que je me baserai sur une chanson que je prépare sur la paix à travers le monde. A 80 %, ça sera celle-là. Je chante un peu ce qui se passe à travers les pays du monde, notamment arabes.

Et pour le succès ? Le public est certainement impatient d’avoir la moindre bribe de ce que vous lui réservez pour cet été ?
Bon, comme je le sens, il y a en fait deux ou plutôt trois chansons cette fois et non pas une seule. C’est de beaux rythmes et de belles paroles.

Celle que tu classes en premier… ?

Et bien c’est Asliyi, ou Amniyi, franchement j’hésite encore entre les deux, mais c’est sûr que ce sera l’une des deux.

C’est une plaidoirie pour convaincre l’autre moitié que ce qui est dit autour de toi n’est pas forcement la vérité ? C’est ça ?
Exactement, vous savez, personne n’échappe à ce genre de situations, parfois on est visé par la jalousie, parfois par un malin plaisir de l’autre, et dans ce tas, il faut bien sûr implorer l’être cher pour lui redire les belles choses, qui resserrent les liens et vous rendent plus forts que ce qui vous entoure.

Et ça vous est arrivé à vous ?
Je peux être tout, sauf hypocrite. Alors on va dire que j’ai toujours réussi quand il a été question de chanter mon propre vécu. Et un artiste ne peut exceller que dans ce registre. Vous ne pourriez jamais donner une âme à une chanson que vous ne ressentez pas. Car à ce moment là, vous paraîtrez comme ce cow-boy sur qui on tire à blanc et qui fait le mort, sachant qu’il va se relever dès que le réalisateur dira «stop».

Revenons aux nouveaux titres. Vous avez parlé de trois chansons bien rythmées…
Oui, il y a une autre que je dédie aux fans, au public en général. Elle a sa particularité, car je chante un peu à travers cette chanson les rumeurs qu’on a colportées un peu sur ma personne par le passé. On a déjà dit que j’ai eu un garçon, après avoir fait courir le bruit de mon décès… Ce n’est pas évident de vous expliquer vraiment le sens, car il faut vraiment écouter pour comprendre mais en tous les cas, ce titre je le fais en hommage au public de manière générale, je ne veux pas parler de mes fans, car tout le monde ne m’aime pas forcément et moi je rends hommage à tout le public en général, voilà.

Et pour le reste ?

Je vous parlais tout à l’heure du Reggae, et bien c’est un titre à travers lequel je chante le tabac, la cigarette quoi. Et puis il y a un titre avec un refrain en anglais «Only in olidays» (Tous en vacances). C’est une chanson avec un rythme Aâlaoui. C’est un chantier qui est en train d’être travaillé, c’est pour cela que je ne peux parler de choses définitives, comme par exemple le titre de l’album, que je pourrais changer à tout moment, même si comme je le disais, j’ai une idée. Mais ça reste à ce stade.

Vous pensez finaliser bientôt ?
Le plus tôt serait le mieux pour moi. Je suis en studio depuis maintenant près de trois mois et là, on continue le travail pour être au rendez-vous à la fin mai ou au plus tard début juin. Je suis en train de peaufiner le travail avec trois arrangeurs dont Abdelghani Torki, Médi, Saïd Bouchlouch. Et ça sera du 100 % acoustique avec pas moins d’une vingtaine de musiciens.

On dit que c’est un travail qui vous coûterait dans les 20 000 Euros…

Peut-être même plus. Une chose est sûre, je ne suis pas quelqu’un qui jette l’argent par les fenêtres, mais j’ai envie de faire cet effort pour mes fans. Je veux leur offrir un beau cadeau que je prends le risque de payer très cher, même s’il peut de ne pas leur plaire. Mais pour moi, quel que soit le prix, je reste convaincu que le public qui m’a porté, qui m’a fait, mérite plus que ça. Mon public m’a beaucoup donné, et je me suis dit : à moi de lui donner cette fois quelque chose de meilleure qualité, quelque soit le prix. Je ne le dirais jamais assez, mon public mérite plus, et pour moi la moindre des choses, c’est de lui servir un bon travail.

Vous le disiez tout à l’heure, tout le monde ne vous aime peut-être pas. Quelle réponse pouvez-vous donner à ceux qui vous chargent d’opter pour la facilité de la chanson rythmée ?
Moi je suis persuadé du contraire, ce n’est pas vrai, la chanson rythmée n’est pas du tout un exercice facile. Pour moi, en tous les cas, les chansons qui me sont difficiles à faire, ce sont justement les rythmées. Croyez-moi que ce n’est pas facile. Mais sinon, des compositions sentimentales ce n’est pas sorcier, pour quelqu’un qui a le sens, il lui suffit de se lâcher. Le plus dur, c’est d’emballer tout le monde pour chanter et danser sur ton rythme. Je sais qu’il y a des gens qui ne m’apprécient pas, prétextant même pour me dénigrer que je suis un chanteur à boite à rythme. Je n’ai pas à leur répondre, ou plutôt si. J’ai une réponse à leur donner, c’est sur scène, dans le travail. Et si je me suis limité à faire ce que j’ai fait par le passé, ce n’était qu’une question de disponibilité de moyens. Je ne veux nullement rétorquer avec des méchancetés, mais je tâcherai de les convaincre en donnant plus.

C’est plutôt modeste ce que vous dites pour quelqu’un qui culmine sur la scène artistique kabyle…
Je suis conscient de cela. Mais ce succès, je ne m’en sers pas pour me permettre une grosse tête. Au contraire, je le ressens au-delà du plaisir que ça procure d’être adulé comme un fardeau, une grande responsabilité à assumer vis-à-vis de ce public qui t’a choisi. Il faut faire gaffe à ne pas décevoir tout ce beau monde, qui attend toujours plus de toi. Ils m’ont porté, c’est grâce à eux que je suis là où je suis, alors encore une fois, ce public mérite plus qu’un album de 30 000 ou 50 000 Euros. C’est mon cadeau pour lui, car commercialement je suis conscient que c’est impossible de rentabiliser un tel investissement. Mais je vais gagner mieux au fond de moi. Le bien-être d’avoir enfin donné quelque chose de qualitatif à ce merveilleux public. La quête de l’argent ne me dit plus rien. Il y a beaucoup plus important : le respect du public, les valeurs humaines, fraternelles, l’amour de l’autre…

Après la sortie de cet album, vous prévoyez certainement une tournée promotionnelle ?
Ça aurait été l’idéal, mais ce n’est pas une chose facile à concrétiser chez nous. C’est vrai qu’ici en France, il y’a des gens spécialisés qui pourraient prendre en charge le volet organisation, les salles sont autant disponibles et au choix, mais en Algérie, ce n’est pas très évident. Et puis, j’avoue que je ne suis pas encore habitué à cette manière de fonctionner. Mais il est vrai que ça me tient vraiment à cœur de faire la Coupole d’Alger, c’est un vœu, c’est un projet, appelez-le comme vous voulez.

Peut-être pour le réveillon, comme l’avait fait à une certaine époque Takfarinas ?
Non, pas aussi loin dans le temps, si je le peux ; j’aimerai bien que ce soit lors d’une soirée du prochain mois de Ramadhan. C’est mon objectif pour cette année. C’est aussi un défi de passer à plus car à Tizi, même les stades, c’est devenu presque un rendez-vous auquel j’y vais normal, sans aucune appréhension, juste avec beaucoup de plaisir et de confiance. Au passage, ça serait incorrect de ma part de ne pas signaler les facilités et l’attention qu’a toujours accordées M. Ould Ali aux artistes pour les mettre dans de meilleures conditions.

Passons maintenant à autre chose. Comment vous accommodez-vous avec votre nouvelle vie parisienne ?

Ça va, je commence à m’y habituer, sauf que l’Algérie et la Kabylie me manquent énormément. Je suis là depuis juste octobre et c’est comme si cela faisait déjà une éternité que je n’y suis pas retourné.

La présence à vos côtés de votre petite famille vous ramène au moins un certain équilibre ?
Heureusement d’ailleurs qu’il y a Tamgharthiw (rire !) avec moi. Mais ça ne peut pas vous combler pleinement, car quand il y a ma mère, je pense au manque de mes frères, quand j’ai ces derniers, je pense à mes amis, et à chaque fois, le manque il est là, car c’est sûr que vous ne pouvez pas avoir tout le monde pour vous. Et puis, quand bien même ils viendraient à être tous là autour de moi, j’aime trop l’Algérie pour m’en contenter.

En parlant de votre maman, c’est sûr que c’est là un être qui vous est très cher. Avez-vous songé à la faire venir ici en France ?
Mais qui n’a pas envie d’avoir constamment sa maman à côté de soi ? Mais j’ai aussi d’autres frères qui la souhaitent autant à Alger. Mais elle pourra toujours venir et repartir comme je serai appelé à le faire certainement, car ce n’est pas possible de me couper comme ça d’un coup, de ma famille et de mes amis. Elle était toute heureuse de partir à la Mecque et faire le pèlerinage avec Nana ( La sœur à son défunt père), c’était le cadeau que je voulais leur faire depuis un certain temps. Ma mère devait venir sur Paris dès son retour, malheureusement, on a eu à ce moment là le décès de mon oncle que dieu ait son âme.

Vous ressentez «l’exil» ?

Quelque soit la frustration que l’éloignement d’aujourd’hui peut procurer, on en sera toujours loin des souffrances des anciens, qui attendaient de longs mois pour voir juste une lettre parvenir à la famille. Maintenant, on peut avoir un contact direct continu, je communique, et les vois d’ailleurs chaque jour sur Skyp (Internet). Parfois on en arrive jusqu’à ne rien trouver à se dire.

Question restauration, des plats vous manqueraient-ils en particulier ?
Oui et non. Je plaisante… tant que Tamgharthiw est là, je mange de tout ce que je veux, des haricots, du couscous, Ledjwaz (éclat de rire)…

Et elle ne s’ennuie pas trop ici ?
Je pense qu’elle a une bonne raison de ne pas s’ennuyer. Dans la vie, quand on aime on ne calcule pas… (Rire). Et puis elle est avec Amgharis aussi, qu’elle aime, enfin je pense… (Rire à nouveau). C’est vrai personne n’a envie de s’arracher à sa famille, mais la vie est ainsi faite.

Beaucoup disent que depuis que vous avez rompu avec le célibat, vous avez amorcé un virage, on va dire ça comme ça, dans vos textes envers la femme… C’est calculé de votre part ou est-ce venu instinctivement… ?
Je pense que je me suis retrouvé là le plus normalement du monde, c’est mon vécu, je ne triche pas, d’ailleurs c’est cette sincérité qui fait que mes chansons ont une âme et le public les partage avec moi. Un acteur qui perd sa mère dans un film ne vous entraînera jamais dans ses pleurs mais le moindre malheur d’un ami, d’un voisin ne vous laissera sans doute pas insensible, c’est clair. Quand c’est sincère, ça touche tout de suite.

On en parlait tout à l’heure, que provoquent en vous les rumeurs malveillantes distillées par le passé sur votre compte ? On vous a attribué plus d’une fois un accident grave, un divorce…
C’est vrai qu’au départ, ça m’a joué sur le moral. Mais à partir d’un moment on s’y habitue, on devient plus aguerri. Et ma foi, quand on est un personnage public, il faut s’y attendre. On n’y peut rien, c’est malheureux mais c’est comme ça.

C’est quoi le défaut de Moh Allaoua ?
Je n’en ai aucun, je suis parfait (Rire)…

Mais sérieusement…
Peut-être que je ne dors pas la nuit. Et puis je suis quelqu’un de très nerveux. Ça ne m’arrive pas souvent mais quand ça éclate, je ne me contrôle plus.

Vous êtes quelqu’un qui demande pardon facilement ?
Cela dépend. Quand je gaffe vraiment, je n’ai pas de complexe à le faire. En fait, je ne suis pas quelqu’un de rancunier, mais quand j’ai une brouille avec une personne, je ne peux pas me remettre avec elle tout de suite, comme si de rien n’était. Généralement, j’ai besoin de temps pour passer l’éponge.

De tout ce que vous avez chanté, laquelle de vos chansons est-elle votre préférée ?
Assed Ar Ghouri est à un cran au dessus de toutes.

A l’entendre, on comprend tout de suite que vous chantez un être qui vous manque. Le public en a fait plusieurs interprétations. On a même dit que vous chantez l’enfant que vous attendez, que vous désirez avoir. C’est quoi au juste le secret de cette chanson ?
Vous venez de le dire justement. C’est exactement ça.

Et depuis, il est arrivé ?
Non Mazal. On ne peut pas faire autrement que la volonté de dieu.

Votre plat préféré ?
Avec l’âge, je deviens de plus en plus accro au couscous. Quand j’étais jeune, j’avais un faible pour la purée, plus maintenant. J’aime aussi la paëlla.

Votre retour en Algérie, vous le prévoyez pour quand ?
Avec la sortie du nouvel album.

Entretien réalisé par D. C.

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