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Commémoration du 43e anniversaire de l'assassinat de Krim Belkacem

Recueillement à El Alia

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L’association Tharwa N’Krim Belkacem, la kasma des moudjahidine d’Aït Yahia Moussa et l’APC, ont commémoré hier, le quarante-troisième anniversaire de l’assassinat de Krim Belkacem. En effet, des citoyens de la commune, des moudjahidine, la famille du colonel ainsi que les membres de l’association Tharwa N’Krim Belkacem se sont déplacés au carré des martyrs d’El Alia ( Alger) où ils se sont recueillis sur la tombe du lion du djebel. Plusieurs autres personnes étaient également présentes à ce recueillement. Après la lecture de la Fatiha et le dépôt de gerbes de fleurs, il y eut des témoignages sur le parcours de ce grand homme qui avait commencé à structurer les maquis kabyles bien avant Novembre 1954. Il est rappeler que c’était lui qui avait commis le premier attentat dans la région à l’encontre de son oncle, le Caïd Dahmoune, à la fin des années 40, avant de rejoindre le maquis avant même le déclenchement de la révolution. Le parcours de Krim Belkacem a été ainsi évoqué en présence de sa famille, notamment son frère Arezki qui l’avait tant côtoyé. Encore une fois, le signataire des accords d’Evian est évoqué avec force en ce 43e anniversaire de sa disparition restée encore floue, en dépit de la demande de l’association qui porte son nom et de sa famille de tirer au claire les circonstance de cet assassinat commis le 18 octobre 1970 dans une chambre d’hôtel à Frankfurt, en Allemagne. «Je ne pense pas qu’on ouvrira ce dossier un jour. C’est une affaire classée», nous déclarera un fils de Chahid de la région.  Dès 1962, le colonel Krim Belkacem n’était pas d’accord avec le régime mis en place. Il créa alors son parti politique qu’il dénomma le MDRA. Forcé à l’exil, il continua son opposition jusqu’à ce jour fatidique. Certes, depuis les événements d’octobre 1988, son nom fut réhabilité et des colloques furent organisés autour de son engagement durant et avant la guerre, mais beaucoup reste à faire pour explorer entièrement son parcours de grand héros. Le classement de sa maison natale en musée national est l’une de ces reconnaissances. L‘autre est la réalisation d’une stèle à sa mémoire à Aït Yahia Moussa. Un décision prise au lendemain de la dernière visite de M. Abdelmalek Sellal, Premier ministre, à Tizi-Ouzou. D’ailleurs, le choix de terrain a été fait et le bureau d’études a déjà été engagé. «Nous allons implanter, au chef-lieu, une plaque directionnelle. Car beaucoup de touristes ne connaissent pas ce lieu «; nous avait déclaré une source proche de l’APC. Il est à signaler que deux associations activent pour écrire l’histoire du lion du djebel en collaboration avec des historiens.      

  Amar Ouramdane