Par DDK | 2 Janvier 2017 | 1099 lecture(s)

Nouvel an Entre le “rouge rose” mondial et le rouge sang d’Istanbul

Attentat sanglant en Turquie

Le passage à l’année 2017 a été sanglant en Turquie.

Une attaque, qui a ciblé une célèbre boite de nuit à Istanbul, dans la nuit de samedi à dimanche, aux environs de 1h15, a fait au moins 39 morts et 70 blessés parmi les cinq à six cents personnes qui se trouveraient à l'intérieur. L'agresseur avait tué un policier et un civil à l'entrée, avant de mitrailler la foule à l’intérieur de la boîte de nuit qui se trouve près des rives du Bosphore, dans le quartier d'Ortaköy, dans la partie européenne de la ville. Certaines personnes ont échappé au massacre, en plongeant dans le fleuve. Parmi les 39 personnes tuées dans cet attentat, plusieurs sont des étrangers. Une quinzaine, a déclaré le ministre de l'Intérieur, Suleyman Soylu. Aucun Algérien ne figure parmi les victimes pour le moment, a indiqué, hier, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères algérien, Abdelaziz Benali Cherif : «Aucun ressortissant algérien ne figure pour l'instant parmi les victimes de l'attaque terroriste perpétrée, hier soir, à Istanbul. Nos services consulaires à Istanbul suivent de près l'évolution de la situation en coordination avec les autorités turques compétentes».

Pas de victimes algériennes signalées jusqu’à hier soir

En revanche, des ressortissants marocains, libanais, libyens et saoudiens font partie des victimes, a annoncé la ministre turque de la Famille, Fatma Betül Sayan Kaya, citée par l'agence Anadolu. La Belgique a également fait savoir qu'un de ses ressortissants avait péri dans l'attaque. Paris a par ailleurs fait état de trois Français blessés et Israël a confirmé le décès d’une jeune Israélienne de 19 ans tombée sous les balles. Pour le moment, l’attaque n’a pas été revendiquée et une véritable chasse à l’homme a été lancée «pour retrouver le terroriste», a indiqué le ministre de l’Intérieur turc, en précisant qu’«à ce stade, seuls 21 corps ont été identifiés». Le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, pour sa part, dans un communiqué publié hier, a déclaré que cette attaque visait à «semer le chaos dans le pays», ajoutant : «Ils œuvrent pour détruire le moral du pays et semer le chaos en ciblant des civils avec de telles attaques haineuses». L’Algérie, à l’instar de plusieurs autres pays, a condamné cette attaque : «Nous condamnons dans les termes les plus forts l'attaque terroriste sanglante perpétrée hier soir à Istanbul», a indiqué, hier, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif. «Cet acte abject prouve une fois de plus que le terrorisme sévit aveuglément et sans discernement, dans le seul objectif d'attenter aux vies humaines innocentes, d'imposer la peur, de semer la désolation et de porter atteinte à la sécurité, à la stabilité et à la quiétude des sociétés et des peuples», a encore déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères, estimant qu’«une réponse internationale globale, prompte et coordonnée, est nécessaire pour mettre un terme à cette entreprise terroriste néfaste». «L’Algérie assure le peuple et le gouvernement turcs de son soutien et le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations», conclura M. Benali Cherif.

Synthèse de Kamela Haddoum.

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