Par DDK | 16 Février 2017 | 1008 lecture(s)

Bouira Révision des POS, création de 10 nouvelles ZAC...

Les mesures de Cherifi pour booster l’investissement

Le wali de Bouira, Mouloud Cherifi, qui a réuni avant-hier les investisseurs, a annoncé plusieurs mesures visant à booster le dossier de l’investissement dans la wilaya.

Parmi ces mesures, il citera le lancement d’une opération de révision des POS à travers de nombreuses communes de Bouira. Selon le wali, cette mesure va répondre à certains problèmes notamment celui de la hauteur du gabarit des immeubles. L’objectif recherché, selon M. Cherifi, est d’harmoniser l’urbanisation et permettre à la ville de se projeter dans l’avenir. L’autre annonce faite par le chef de l’exécutif est relative à la création de 10 nouvelles zones d’activités (ZAC) devant garantir une assiette foncière de près de 50 ha. D’après lui, cette mesure vise à répondre aux besoins grandissants en foncier industriel destiné à l’investissement. Selon le wali, 19 sites devant accueillir les nouvelles zones ont d’ores et déjà été identifiés à travers 14 communes de la wilaya et 5 de ces sites ont été validés. Le travail de prospection pour dénicher d’autres assiettes se poursuit, selon le chef de l’exécutif, qui confiera : «Pour nous, la hantise c’est lorsque une proposition d’un projet structurant est formulée par investisseur et de ne pas disposer de ressources foncières pour l’accueillir». Au sujet de l’extension de la zone industrielle de Sidi Khaled d’une superficie de 189 ha, M. Cherifi a confié que sur les 218 lots du site, 117 ont été attribués pour accueillir 26 projets d’une superficie de 71 ha. A préciser que le nombre d’emplois projetés au niveau du site industriel est de l’ordre de 4500. Le wali a, également, évoqué le projet de viabilisation de l’ancienne zone industrielle de Sidi Khaled. Abordant l’évolution de la situation des investissements depuis sa dernière rencontre avec les opérateurs économiques, M. Cherifi a souligné une nette amélioration et surtout une volonté de faire bouger les choses et de faire avancer le dossier.

Améliorer les performances du guichet unique

Chiffres à l’appui, le wali a fait savoir que le guichet unique, dédié à l’investissement, a eu à traiter, ces 3 derniers mois, 134 dossiers dont 20 ont été validés. S’agissant des demandes relatives au permis de construire, le chef de l’exécutif a déclaré que 26 dossiers ont été traités dont 17 ont reçu un avis favorable et 9 autres ont fait l’objet de réserves. Le wali cédera, par la suite, la parole aux directeurs de l’urbanisme et de la construction (DUAC), de l’investissement (DIM,) du tourisme et de l’agence foncière, pour présenter les indicateurs de leurs secteurs respectifs. L’exposé présenté par le directeur de l’agence foncière a retenu l’attention des présents. Dans cet exposé, il était question d’un cahier des charges visant la mise en valeur du site de Tikjda et son ouverture à l’investissement. Concocté en collaboration avec les responsables du PND, ce cahier des charges vise à arrêter une démarche qui permettra d’encourager l’investissement touristique à Tikjda tout en préservant le site. à l’ouverture des débats, de nombreux investisseurs ont pris la parole pour exposer quelques-unes de leurs préoccupations. Un promoteur immobilier fera part des difficultés à concrétiser un projet d’un centre commercial devant créer 400 emplois. Selon cet opérateur, le projet en question date de 2012 et tarde toujours à être concrétisé. Parmi les intervenants, Il y a cet investisseur, basé à la zone de Sidi Khaled, qui se plaint du problème du manque d’eau. D’autres investisseurs, basés dans la même zone, dénoncent une agence, chargée de la gestion du parc industriel, dont ils disent ne connaître que le nom, «qui leur réclame le paiement de sommes importantes pour des services d’entretien dont elle ne s’est jamais occupée». Dans sa réponse, le wali a promis d’étudier de très près ces doléances et apporter des solutions concrètes. A propos du cas de Sidi Khaled, M. Cherifi s’est engagé à régler les problèmes, notamment de viabilisation et du manque de commodités, déplorés par les opérateurs dans la zone.

Djamel Moulla

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