Par DDK | 11 Janvier 2018 | 3720 lecture(s)

M. Bouderbali, wali de Tizi-Ouzou, dresse le bilan de 2017

«Cette année, Yennayer est particulier»

Mohamed Bouderbali, wali de Tizi-Ouzou, n’a pas manqué de présenter ses vœux hier à l’occasion du nouvel an berbère, lors de son intervention au forum de la radio locale.

«Asseggas ameggaz à l’ensemble des Algériens et aux citoyens de notre wilaya. Cette année, Yennayer revêt un aspect particulier, puisque la journée a été décrétée par le président de la République journée chômée et payée. La langue amazighe a été également promue langue nationale et officielle, en plus de plusieurs mesures, notamment la création d’une académie qui sera le pivot de la promotion de la langue et de la culture amazighes. Yennayer est un repère fondamental, il sera célébré dans les 48 wilayas sous le haut patronage du président de la République, Abdelaziz Bouteflika», dira le wali. Passant au vif du sujet du Forum, le développement de la wilaya, le wali est revenu sur l’investissement, les zones d’activités et les problèmes liés au foncier : «Le développement n’est pas seulement du ressort de l’Etat, il concerne toutes les parties de la société. Nous en faisons notre cheval de bataille. Notre wilaya dispose de 16 zones d’activité avec un potentiel de 228 hectares. Il y a la possibilité de créer 4 autres zones à Draâ El-Mizan, Tizi Gheniff, Fréha et Timizar, sur une superficie totale de 111 hectares, en plus des zones de Boukhalfa et Aghribs.» Le wali fera également savoir : «1 100 demandes d’investissement ont été recensées. 295 projets sont validés et une cinquantaine d’investisseurs ont leur permis de construire et sont en phase de lancement. C’est un investissement de 777 milliards de DA qui permettra de créer 16 000 emplois. Il nous reste aussi la zone d’activité de Souamaa dont le projet de création remonte à 2011 mais que nous n’arrivons pas à concrétiser. Mais nous sommes toujours sur le dossier, afin de lever toutes les contraintes. L’assainissement du foncier se poursuit, il se fera le plus tôt possible. Nous ne devons plus compter uniquement sur les subventions de l’Etat».

L’élu est un partenaire incontournable

Au sujet des lenteurs administratives, Bouderbali reconnaitra : «Elles existent certes, mais nous faisons des efforts pour être plus rapides et plus efficaces. Pour les investisseurs, nous avons donné des instructions afin de les accompagner et les encourager. Nous ferons en sorte que notre wilaya devienne attractive». Revenant sur le rôle des élus locaux, le wali insistera : «L’élu est un partenaire incontournable qui doit s’inscrire dans le sillage de la politique du gouvernement par du dynamisme et un esprit d’initiatives. Les communes ont leurs spécificités et leurs potentialités, que chacun s’adapte à ses moyens en créant des mini-zones d’activité par exemple. Nous travaillerons dans la collégialité et la coordination. Les subventions PCD sont toujours maintenues à 3 milliards de dinars pour cette année 2018». Le wali rappellera que la wilaya a reçu 6 milliards de dinars, ce qui a permis le lancement de 200 opérations, notamment dans le domaine de la réhabilitation des chemins communaux. Concernant les oppositions, le wali regrettera : «C’est malheureusement une réalité plus perceptible à Tizi-Ouzou qu’ailleurs. Les oppositions sont un frein au développement. Nous œuvrons pour changer les mentalités, car cela nous coûte très cher». Abordant le raccordement au gaz naturel, le wali dira : «L’Etat a investi, rien qu’à Tizi-Ouzou, 46 milliards de dinars pour le gaz naturel, ce qui a fait augmenter le taux de raccordement à 84%, alors qu’il n’était en 2000 que de 10%. Chaque foyer raccordé coûte à l’Etat 17 millions de centimes. Le réseau de transport réalisé est de 441 kilomètres et celui de la distribution est de 9756 kilomètres, c’est pharaonique. L’effort se poursuivra pour atteindre les 100%». Le dossier du logement a été également abordé : «La wilaya a bénéficié d’un programme de 135 972 unité tous segments confondus et de 83 000 aides à l’habitat rural de 70 millions de centimes».

Le CAC mis en service au plus tard à la fin du 1er semestre

Questionné sur le secteur de la santé, Mohammed Bouderbali a indiqué : «Le projet du CAC est suivi régulièrement, nous espérons une mise en service dès le mois d’avril ou au plus tard à la fin du premier semestre, j’en fais un objectif primordial. L’EPH de Ouadhias avance bien, nous souhaitons aussi le mettre en service courant de cette année. L’EPH de Bouzeguène a été confié à une entreprise qui procédera à son lancement début février». Après avoir abordé les projets en cours dans le secteur de l’enseignement supérieur et celui de la formation professionnelle, le wali s’étalera également sur les projets en cours dans le secteur de l’éducation : «Les projets entrant dans les domaines de la santé, des ressources en eau et de l’éducation ont été dégelés par le gouvernement», a-t-il affirmé. Interpellé sur la grève du CNAPESTE, le wali dira : «Je dirai qu’elle n’a pas lieu d’être. Le point central est l’élève et nous avons tous une responsabilité morale envers lui. On ne doit pas prendre nos enfants en otages pour quelque motif que ce soit». Le wali s’est ensuite étalé sur les secteurs de l’agriculture, du tourisme, de l’eau, de l’environnement et de la fibre optique : «Internet est aujourd’hui indispensable, des efforts se font tous les jours pour améliorer notre taux de couverture qui est actuellement de 52%».

Hocine T.

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