Par DDK | 13 Février 2018 | 976 lecture(s)

ÉDUCATION - Le Cnapeste inflexible dans sa position

Les élèves en otages !

La tentative d’apaisement du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale n’a pas réussi à convaincre le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapeste) de renoncer à son action.

La rencontre qui a regroupé hier le ministre du Travail et les représentants du Cnapeste s’est soldée par un échec. Une rencontre qui n’a visiblement pas réussi à absorber la colère des enseignants des trois paliers, puisque ceux-ci ne comptent, en aucun cas, reculer, jusqu'à la prise en charge «réelle» et «concrète» de leurs revendications. «Nous avons répondu favorablement à l’invitation du ministre du Travail, car nous sommes un syndicat de dialogue», a souligné le chargé de communication de cette entité syndicale, Messaoud Boudiba en l’occurrence. S’exprimant à l’issue de cette réunion, le Coordinateur national du Cnapeste, Salim Oulha, a qualifié les mesures de radiation à l'égard des enseignants grévistes d’«illégales», indiquant que «les mesures répressives ne feront que compliquer la situation». Selon lui, «la solution est dans l’application des PV établis avec la tutelle». Il affirme, dans ce cadre, que l'arrêt de la grève relève des compétences du Conseil national. «Nous avons demandé la médiation du ministre pour favoriser un vrai dialogue avec la tutelle. Mais en attendant, nous maintenons notre grève !», a déclaré Salim Oulha. Ce dernier a, par ailleurs, appelé toutes les parties à respecter les lois : «Les lois de la République doivent être respectées par toutes les parties», a-t-il indiqué.

Zemali fustige le Cnapeste

Lors de cette rencontre, le ministre du Travail a affirmé : «Nous avons atteint une étape où les lignes rouges ont été franchises. Je lance un appel au Cnapeste de faire attention, car il y a un risque de dérapage». Il appelle, à cet effet, ce syndicat à privilégier le dialogue et de prendre en considération les intérêts des élèves, en regagnant leurs postes. «L’étude des revendications du Cnapeste n’est pas à l’ordre du jour. Nous ne somme pas là pour parler de la légitimité des ces revendications», précise-t-il. Le ministre estime «qu’il y a un malentendu entre les responsables de tutelle et le syndicat»

Cinq syndicats appellent le Cnapeste à reprendre les cours

Pas moins de cinq syndicats activant dans le secteur de l’Éducation nationale ont appelé le Cnapeste «à placer l'intérêt de l'élève au-dessus de toute considération», estimant que la grève ouverte enclenchée depuis plus d'un mois «se répercutera négativement sur l'action syndicale». Les syndicats en question, à savoir les FNTE, UNPE, SNCCOPEN et SNAPEP, estiment que «la grève ouverte déclenchée par le Cnapeste est juridiquement illégale et nuit à l'action syndicale». Ils ont, à cet effet, exhorté les enseignants à penser à l'avenir des élèves et le ministère à recevoir des représentants de ce syndicat le plus tôt possible.
L.O.Challal

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