Par DDK | 16 Mai 2018 | 1370 lecture(s)

Il a inauguré la Zaouïa Belkaidia et inspecté la Grande Mosquée

Le Président Bouteflika en tournée, hier, dans la capitale

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a inauguré, hier matin, le siège de la Zaouïa Belkaidia à Tiksraine dans la commune de Birkhadem, et a inspecté le projet de la Grande Mosquée d’Alger, dans la commune de Mohammadia.

À retenir que la Zaouia Belkaidia est érigée sur une superficie globale de cinq hectares et abrite une école coranique d'une capacité d’accueil de 300 places, ainsi qu'une bibliothèque de 1 200 m². La Zaouia Belkaidia compte également un centre de formation professionnelle qui permettra aux étudiants d’obtenir, outre leurs titres en éducation islamique, des diplômes pour pouvoir exercer plus tard d’autres métiers en cas de choix d'une autre formation autre qu'imam. Les «Dourous El-Mohammadia», organisées chaque Ramadhan en collaboration avec la wilaya d’Oran, au siège national de la Zaouïa de la Tarika Belkaidia de Sidi Maârouf, se tiendront cette année à la Zaouïa de Tixeraïne. Le président de la République s’est rendu, par la suite, à la grande mosquée d'Alger dans la commune de Mohammadia pour s'enquérir de l'avancement des travaux de cet édifice religieux, scientifique et culturel. À noter que la Grande Mosquée d'Alger est la plus grande mosquée d'Afrique et la troisième plus grande au monde après Masdjid Al-Haram de la Mecque et Masdjid Al-Nabawi de Médine. La réalisation de cet édifice est en stade très avancé et il sera livré vers la fin de l’année en cours. La Grande Mosquée d’Alger compte une salle de prière d'une superficie de 20 000 m², un minaret long de 267 m, une bibliothèque, un centre culturel, une maison du Coran, ainsi que des jardins, un parking, des blocs administratifs et des postes de Protection civile et de sûreté et des espaces de restauration. Outre la salle de prière d’une capacité d’accueil de 120 000 fidèles, cette mosquée comptera un musée d’arts et d’histoire islamiques, ainsi qu'un centre d’études sur l’histoire de l’Algérie. Il est utile de souligner que la visite d’hier est la deuxième virée algéroise du chef de l’État depuis le 9 avril passé, où il a effectué une visite de travail dans la capitale pour inaugurer la mosquée de Ketchaoua et les deux extensions du métro d'Alger reliant la Grande-Poste à la Place des Martyrs et Hai El-Badr à Ain Naâdja.

«Une reconnaissance du rôle de l’Algérie dans la promotion
de la paix»

Par ailleurs, et dans un message adressé à la nation à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale du vivre ensemble en paix, le président de la République a affirmé que la proclamation de cette journée traduit une reconnaissance du rôle de l’Algérie dans la promotion de la paix. «La proclamation de cette journée traduit la reconnaissance, par la communauté internationale, des efforts consentis patiemment et avec succès par notre pays en faveur de la promotion de la culture de la paix, du dialogue, du respect mutuel et de la tolérance entre ses propres citoyens», a souligné le Chef de l’Etat dans son message. La «Journée Internationale du vivre ensemble - Le 16 mai de chaque année» a été proclamée, le 8 décembre 2017 par l’Assemblé générale de l’Organisation des Nations Unies, à l’initiative de l’Association Internationale Soufie Alawiyya, avec le soutien de son pays l’Algérie. En second lieu, cette initiative, a poursuivi le Président de la République, «est portée par des valeurs morales, culturelles, sociales et humaines auxquelles notre peuple modéré est foncièrement attaché, et exprime tout autant le fort engagement de notre peuple pour que ces valeurs universelles prennent la place qui doit être la leur dans les relations entre les Nations et les peuples du monde entier». En troisième lieu, a-t-il ajouté, cette proclamation traduit «l’engagement de l’Algérie et de la communauté internationale «à œuvrer davantage à la promotion de la culture de la paix et du dialogue tant au sein des sociétés qu'entre les Nations, ceci à un moment où les lignes de rupture et les facteurs de division se multiplient». Le seul objectif qui vaille la peine à travers la politique de la réconciliation nationale, est celui du renforcement de l'unité nationale, de la consolidation de la cohésion de notre peuple, de la protection de notre souveraineté nationale et de la construction, ensemble dans une démarche solidaire, d'une Algérie moderne à laquelle chacune et chacun d'entre nous est fier d'appartenir», affirme notamment le Président de la République. C’est dans cet esprit qu’ont été inscrits «avec clarté et précision» dans la constitution, des «composantes de l'identité nationale que sont l'Islam, l'Arabité et l'Amazighité» et «la nécessité de les soustraire aux exploitations politiques et politiciennes, la «promotion de politiques économiques, sociales et culturelles mues par l'exigence d'inclusivité et de justice sociale, ainsi que des stratégies de développement du territoire guidées par une répartition équitable des chances, de la richesse nationale et de la prospérité ainsi générée», a-t-il précisé.
Synthèse de Samira Saidj

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