Par DDK | 29 Juillet 2018 | 1689 lecture(s)

Point d'ordre

Béjaïa et le tourisme périclitant

Par S. Ait Hamouda
Le tourisme n’est pas qu’un mot, il y a le paysage, le panorama et les structures. Béjaïa est une région touristique, sur le papier, mais dans la réalité, il y a des raisons pour se cacher la face de honte. Il y a aussi plus d’une raison à se morfondre de nostalgie de ce qu’était, à une époque pas lointaine du tout, Béjaia, ses sites, ses vestiges, son histoire, la capitale des Hammadites et leurs palais. Aujourd’hui, elle vivote dans une ambiance pestilentielle, vouée aux ordures, aux dépotoirs, à ciel ouvert. Elle se décline, malgré les opérations de nettoyages entamées au début de la saison estivale, et se détériore à une vitesse vertigineuse, en impropres plages. Ses sables dorés, ses lieux de villégiature, ses endroits où il faisait bon se reposer et se détendre, sont devenus nauséabonds par trop de détritus jetés au petit bonheur la chance. Qu’il soit vital aux vivants de faire attention à leur mer, à leurs forêts, à leurs écrins qui contiennent la ville et ses beaux contours, il se trouve, quand même, des gens qui sèment la saleté comme d’autres le blé. N’est-il pas bien vécu, dans des abords sublimes où chacun trouve ce qui l’agrée comme vacancier qui rencontre la propreté additionnée au farniente et à la belle vie ? Assurément, qu’elle reçoit, la région, une aubaine qui rajoute un surcroit de sublime à l’excellence de sa longue chevauchée à travers ses ruelles, ses dédales, qui se jettent avec nonchalance dans une mer bleue, laquelle est une invite à la baignade sous un soleil splendide du mois de juillet. Souscrivant à l’incivilité, comme une tare congénitale, Béjaïa, se tord dans tout les sens sans dégoter, ne serait ce qu’un iota de sa beauté d’antan. Elle se prend pour ce qu’elle n’est plus, elle fut belle, mais malheureusement elle a perdu ce qui la faisait aimer jadis. Nonobstant, il ne reste plus à cette ville qu’ont aimé beaucoup de personnages dont nous restent des souvenirs impérissables, qu’on évoque non sans nostalgie, que la peine de la sentir perdue pour tous.

S. A. H.

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