Par DDK | 30 Juillet 2018 | 1967 lecture(s)

TIZI-OUZOU - La pénurie d’eau persiste malgré les promesses…

Seules 18 communes sur les 67 sont épargnées !

La pénurie d’eau est toujours d’actualité dans plusieurs localités de la wilaya, malgré les promesses des responsables du secteur de passer un été 2018 sans problèmes.

Un état des lieux très alarmant qui accable les habitants de ces localités, qui ne savent plus comment affronter ces journées de chaleur avec une pénurie d’eau persistante et irritante. C’est le cas des communes de Souama, Ait Khelili, M’Kira, Yatafen Ath Yenni, Aït Mahmoud, Aït Boumahdi, Aït Toudert, Bouzeguène, pour ne citer que celles-ci. Dans la majorité de ces régions, les habitants ne voient l’eau dans les robinets qu’une fois tous les dix jours pour les plus chanceux, sinon la barre des vingt jours est souvent franchie. Une situation inquiétante qui ne s’arrange pas au fil des années. L’année dernière, les responsables ont prétexté, notamment, la faible pluviométrie et le niveau très bas du barrage qui en a résulté. Cette année rien ne change pour ces régions, même si le barrage affiche un taux de remplissage de plus de 65%, chose, évidemment, qui interpelle plus d’un. Le ministre des Ressources en eau, lors de sa dernière visite dans la wilaya, a pourtant assuré que «l’été 2018 sera sans problèmes». D’ailleurs, un plan d’action concernant la wilaya a été exposé, faisant part d’abord d’une situation «déficitaire». Sur les 67 communes, seules 18 sont alimentées au quotidien. La situation dans les 49 autres est présentée comme suit: douze localités (153 villages) sont alimentées au quotidien entre 56 et 75%. Dans sept communes, (156 villages), l’alimentation est au quotidien entre 25 et 40%. Pour seize communes (379 villages), l’alimentation au quotidien est entre 5 et 22%. Quatorze communes (366 villages) en revanche, n’ont pas l’eau quotidiennement.

Le taux de remplissage du barrage est déjà descendu à 65%

Plusieurs mesures ont été annoncées pour améliorer la situation à partir de juillet. Les perspectives d’amélioration visent à assurer quotidiennement l’eau aux 49 communes déficitaires. Une feuille de route sur deux étapes a été tracée. La première concerne la gestion avant la période estivale de 2018. Elle concerne 15 communes annoncées pour passer à l’alimentation en eau potable quotidiennement. Il s’agit d’Aghribs, Azeffoun, Aqarou, Ait Chafaa, Yakouren, Iflissène, Tigzirt, Ait Khellili, Souama, Ouadhias, Ouacifs, Tadmaït, Tizi N’Tlata, Béni Ziki et Ait Mahmoud. à ce jour, et le mois de juillet tire à sa fin, la promesse n’a pas été tenue pour la majorité de ces régions. Les plus chanceuses, comme Ait Chafaa, bénéficient de ce produit vital une journée sur deux. Pour d’autres, comme Souama ou Ait Khellili, c’est une fois tous les dix jours, voire plus, que l’eau coule dans les robinets des foyers. La deuxième étape du plan du ministère concerne 34 autres communes auxquelles on a promis l’eau au quotidien à partir de juillet 2018. Le constat à cette fin du mois, est que ces régions sont toujours au point où elles étaient l’année dernière. Le rapport de l’APW présenté à la session du mois du juin dernier, a tiré la sonnette d’alarme et fait part de la détresse des citoyens. L’iniquité dans la distribution est un fait dénoncé et avéré sur le terrain. Le constat a été établi, «il y a une forte disparité entre les communes, allant de 300 à 20 litres par habitant». Les habitants des régions qui souffrent de la pénurie ne comprennent pas cette distinction et pointent du doigt les responsables du secteur. Les habitants essayent chacun par les moyens dont il dispose de remédier à cette situation. Les sources naturelles sont souvent la solution de rechange à défaut, payer des citernes pour assurer au moins les besoins élémentaires des foyers.
Kamela Haddoum.

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