Par DDK | 1 Aout 2018 | 758 lecture(s)

Point d'ordre

Ouyahia et Ould Abbès, la façade et l’arrière plan

Par S. Ait Hamouda
Avant-hier, Ouyahia a reçu à sa demande Ould Abbès pour un tour d’horizon des préoccupations de l’Algérie. D’abord, il fallait enterrer la hache de guerre qui les oppose depuis peu, et ensuite entamer des pourparlers sur l’avenir, en l’occurrence un 5e mandat pour le président de la République. Ils (les deux secrétaires généraux du RND et du FLN), ont appelé Bouteflika à tenter une autre mandature s’il accepte de s’engager de répondre favorablement à leur demande. Cela dit, il est clair que ni l’un ni l’autre ne sont d’accords avec ce que leur propose, ce qu’on appelle l’opposition. Ils ont réservé, tous les deux, une fin de non-recevoir aux doléances du MSP, du FFS et d’autres quant au consensus, la jugeant inopportune et mal venue. Rien ne permet un modus vivendi, dans le cas présent, il va falloir affronter la situation, économique et sociale, avec la détermination qui sied aux difficultés, de plus surmontables et gérables. Ce qui amène les deux leaders à accorder leurs violons sur un même mode, à ne parler que d’une voix et à se présenter, comme ils l’ont toujours été, des soutiens inébranlables et indéfectibles du président de la République. Ould Abbès ne peut reculer devant cette exigence du moment, encore moins Ouyahia, en politicien de haut vol qui semble connaître le sérail et ce qui le compose, ne semblent pas à la touche. Ce qui est déterminant, pour l’un comme pour l’autre, est leur capacité à persuader le plus haut magistrat du pays à se porter candidat pour un 5e mandat. Il va sans dire, d’emblée, étant donné que la proposition des partis de l’opposition ou ce qui s’apparente à cette dernière, est en principe caduc ; donc il ne reste à ces formations que de tirer un trait à leur suggestion. Il reste, évidemment, vu ce qui ressort de cette rencontre entre les deux leaders politiques représentant, qu’on le veuille ou nom, la majorité, d’avoir le dernier mot, en forçant pour convaincre Bouteflika de tenter une cinquième mandature.

S. A. H.

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