Par DDK | 4 Aout 2018 | 856 lecture(s)

Point d'ordre

Le FFS n’est pas une dynastie

Par S. Ait Hamouda Les partis démocratiques algériens, ou du moins certains, ont du mal à faire de la politique. Ils font illusion un temps, puis se présentent sous les plus mauvais jours, après. Ils se cognent, se rentrent dedans, puis finissent par des expulsions, des limogeages, des évictions… Pour des cas, soi-disant, disciplinaires. C’est le cas du FFS présentement, avec l’affaire Bouaiche, qui vient d’être déchargé de toutes ses responsabilités. L’espoir qu’ont eu quelques militants dans la résurrection de cette formation, s’est évaporé, non pas avec le départ impromptu de Bouaiche, mais depuis déjà longtemps, surtout avec les interventions inélégantes, à partir de Lausanne, de Jugurtha Aït Ahmed, et ce qui se tramait intra-muros dans le cabinet noir, ou supposé tel, comme coups bas, contre des militants. Il faut revenir à l’origine de ces conciliabules et de ces bagarres de coqs, pour comprendre que tout ne va pas pour le mieux dans le plus vieux parti d’opposition de l’Algérie indépendante. Il est vrai que tout ne marche pas comme le veut l’éthique ou la déontologie au sein de n’importe quel appareil. Mais de là à régler, à l’aune de ses désidératas, les incompréhensions ou les mésententes, et il y en a chez n’importe quelle formation, il y a loin de la coupe aux lèvres. Et ensuite on dit «haro sur le pouvoir». Si le pouvoir peut paraître peu démocratique, qu’en est-il des partis alors ? Ils se comportent dans leur majorité comme des potentats qui ont l’air de ne rien comprendre à la liberté dont ils se gargarisent sans répit. Qu’ils se conduisent en chantres du consensus, du droit à la différence, mais où commencent et où s’arrêtent ces concepts qu’ils ne maîtrisent pas, ou tournent en bourrique jusqu’à perdre leurs sens. Qu’on se conduise en démocrate, pur et dur, il y a une marge qu’il ne faudrait pas violer sans perdre son âme, son perdre son identité et sans risquer de s’égarer dans des considérations des plus farfelues. Ce qui importe, c’est de comprendre que le parti FFS n’est pas une dynastie, son fondateur est décédé et il reste à ceux qui gèrent cette formation de tout faire pour tirer vers le haut ce parti et pas l’enfoncer.

S. A. H.

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