Par DDK | 5 Aout 2018 | 2121 lecture(s)

COMMÉMORATION - Il y a 24 ans, disparaissait Mustapha Bacha…

Tassaft et ses amis n’ont pas oublié !

La fondation Mustapha Bacha, les citoyens du village Tassaft, sa famille, ses amis et des militants anonymes partageant les idéaux de feu Mustapha Bacha, se sont donné rendez-vous, hier, pour rendre hommage à l’enfant de Tassaft.

Une rencontre pleine de symboliques qui donne aussi l’occasion à la nouvelle génération et à tous ceux épris du combat que menait Mustapha Bacha, de se retrouver à Tassaft pour un recueillement dès 10 heures sur la tombe du défunt. Plusieurs gerbes de fleurs ont été déposées à sa mémoire. À l’occasion, plusieurs personnalités de la classe politique démocratique, du mouvement associatif, du mouvement culturel berbère, des citoyens anonymes, des amis de lutte de feu Mustapha Bacha se sont déplacés sur les lieux. Ils étaient des dizaines à répondre présents au rendez-vous. Parmi la foule, on a remarqué la présence de l’ex-ministre de la Jeunesse et des sports, El Hadi Ould Ali, Nouredine Aït Hamouda, député et président de la Fondation Amirouche, Idir Benyounès à la tête de la délégation du MPA, Ouahab Aït Menguellet, maire de Tizi-Ouzou, les chanteurs Atmani et Aït Boumahdi, le maire et les élus de l’APC d’Iboudraren, ainsi que le maire et les élus de l’APC d’Akbil. Après le dépôt des gerbes de fleurs, plusieurs prises de parole ont eu lieu après celle du président de la fondation Mustapha Bacha, en l’occurrence Karim Bacha, frère du défunt. Parmi ceux qui avaient pris la parole pour un témoignage de mémoire comme il est de coutume, on retiendra l’intervention d’Ali Brahimi qui dira : «Mustapha Bacha était un homme de compromis pas un homme de compromission ; c’est grâce à lui que l’université de Tizi-Ouzou s’est dotée de différents comités qui fonctionnent à ce jour». La fondation qui porte son nom entend continuer dans le même sens que Mustapha Bacha pour séparer le bon grain de l’ivraie et travailler nettement les démarcations nécessaires au service des causes que défendait Mustapha et suffisamment perverties par ceux censés être les promoteurs et les collimateurs du noble combat pour la modernité, les valeurs de la République et l’Algérie qui avance. Une waâda a été au menu du programme de la commémoration de ce 24e anniversaire de la disparition de ce militant des causes justes. Cette fois-ci, la waâda a eu lieu à la cantine de l’école de Tassaft, non à la maison du défunt comme il a été de coutume ; ceci du fait que la famille ne voulait pas fatiguer encore plus le père du défunt quelque peu souffrant. Prompt rétablissement.

M. A. B.

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