Par DDK | 5 Aout 2018 | 937 lecture(s)

Point d'ordre

Mustapha tel un héros de légende

Par S. Ait Hamouda
Il est des gens qui sont morts et pourtant leur souvenir est toujours là, pour nous rappeler leurs œuvres, leurs performances, leurs mérites. Et Mustapha Bacha est de ceux-là. Il l’a été durant sa vie d’étudiant, là où tonnaient la résistance, la révolution et la lutte. Employé à la Sonelec (Eniem), il a été un syndicaliste hors pair, c’est avec résignation, avec une foi inébranlable, à la pointe de tous les combats où le menait son syndicalisme, dirions-nous forcené. Il aimait les ouvriers qui le lui rendaient bien. En tant que militant, que ce soit à l’ORT, au GCR ou au RCD, il a été un soldat, de tous les instants, en vigilance accrue, en permanence, vigile attentionné et aux aguets, de tout ce qui se dit, s’entend et se prépare pour l’Algérie. Bacha a été de toutes les batailles, que ce soit au campus ou à l’usine, non pas un héros, il n’aimait pas ça, mais un homme irrésistible par son aura et son charisme. Il était un cavalier, qui enfourchait sa monture avec assurance et sans haine, il ne la connaissait pas. Que Tassaft, son village natal, où il a vu le jour le 27 juillet 1956, qui a donné à l’Algérie des hommes de sa trempe, soit fier de Mustapha, il l’est et le lui rend bien. Tassaft l’a élu parmi ses fils les plus méritants, et il l’a honoré, comme peu de ses rejetons l’ont osé. Défier le temps, l’espace et les événements quels que soient le danger, le risque, ou le sacrifice, ça a été son crédo et c’est pour cela qu’il est mort d’épuisement, le lundi 8 août 1994, son cœur avait cessé de battre. Il est parti en chantant l’hymne de la renaissance de l’Algérie. Pas seulement, de tous les peuples du monde. Parce que Mustapha était aussi un internationaliste convaincu. Il a été membre fondateur de ce parti qui a donné espoir à bien des Algériens, du temps de Mustapha, puis après Bacha, que reste-t-il de ce parti, pas grand-chose. Mustapha est parti comme partent les héros !

S. A. H.

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