Par DDK | 7 Aout 2018 | 1764 lecture(s)

TIZI-OUZOU - L’investissement productif en souffrance

Hormis quelques petits projets…

L’investissement créateur de richesses et de développement est sans nul doute le moteur du développement. À Tizi-Ouzou, celui-ci est réduit à sa plus simple expression malgré les supposées orientations du pouvoir central, notamment depuis la chute des prix du baril de pétrole sur le marché mondial.

Pour maintenir le développement du pays, il faut de l’investissement. Dans la wilaya de Tizi-Ouzou, la gesticulation et les discours n’ont pas manqué de suivre et par l’administration locale et par les assemblées élues. Mais sur le terrain, hormis quelques petits projets d’investissement, le saut quantitatif et qualitatif et la vitesse de croisière attendus sont encore au stade de souhait et de rêve ! Beaucoup d’importants projets d’investissement ont été délocalisés vers d’autres wilayas plus attractives et où les procédures administratives sont plus rapides. La période sinistre et d’insécurité, l’indisponibilité du foncier industriel, le manque de volonté politique, les conflits politiques internes, les oppositions et la bureaucratie de l’administration ont terni l’image de marque de la petite Suisse des années 1990. Et puis, ce n’est pas évident pour une wilaya aussi importante, soit en termes de superficie ou en termes de population et de compétence de ne disposer que d’une seule zone industrielle, celle d’Oued Aïssi. Il convient de réaliser de nouvelles zones industrielles et de nouvelles zones d’activités pour justement absorber le chômage et booster le développement de la wilaya. Chose que seule une décision courageuse, de la part du pouvoir central, permettra de donner à la wilaya la chance de récupérer le temps perdu et de sortir, enfin, la tête de l’eau. À présent, la wilaya de Tizi-Ouzou dispose de douze zones d’activités gérées par la SOGI pour un total de 175,4 hectares. Quatre autres zones d’activités sont gérées par l’agence foncière de wilaya disposant de 141 hectares. La zone industrielle d’Oued Aïssi totalise 120 hectares. Les parcs industriels de Draâ El-Mizan et de Tizi-Gheniff sont en cours d’expropriation et d’indemnisation. Celui de Souama attend toujours l’opération d’expropriation et d’indemnisation, une procédure qui risque de retarder ce projet fort attendu par toute la population locale car il sera à coup sûr d’un grand apport à l’économie locale. Il ne faut pas aussi oublier que les ZAC existante souffrent de beaucoup de problèmes, notamment leur réhabilitation dans certains cas et leur viabilisation dans d’autres cas. À signaler que beaucoup de lots ont été attribués mais pas encore exploités. Leur récupération est vivement indiquée pour les mettre à la disposition d’investisseurs sérieux. Il faut aussi signaler les contraintes de la lenteur des procédures administratives qui font un effet décourageant. Les investisseurs sont ballotés d’un service administratif à un autre pendant des années, sans jamais voir le bout du tunnel. Ils finissent pour la plupart d’entre eux par chercher ailleurs. Aujourd’hui, plusieurs investisseurs originaires de la wilaya de Tizi-Ouzou font le bonheur d’autres wilayas du pays où, parait-il, les procédures sont plus fluides.

Hocine T.

0