Par DDK | 7 Aout 2018 | 3428 lecture(s)

Scandale au bureau des victimes du terrorisme

Un fonctionnaire soupçonné de détournement

La direction de l’administration locale (DAL) de la wilaya de Bouira est au centre d’une scandaleuse affaire de détournement d’argent public. En effet et selon une source sécuritaire locale, une enquête vient d’être enclenchée par les enquêteur de la Police, au niveau du bureau des victimes de la décennie noire, relevant de la gestion de la DAL de la wilaya de Bouira. Toujours selon notre source, l’enquête a été enclenchée suite à une plainte déposée par les services de la wilaya contre un employé du même bureau. Ce dernier est soupçonné de détournement et de falsification de documents officiels. Notre source précise que cette affaire remonte à la fin du mois de juillet dernier, quand les inspecteurs du Trésor public de la wilaya de Bouira ont détecté des anomalies dans le fichier financier de la wilaya pour le paiement des primes et des pensions des personnes victimes d’actes terroristes. Après une vérification minutieuse, les inspecteurs du Trésor ont conclu à la présence des noms de deux proches de l’agent du bureau des victimes de terrorisme. Ils ont tout de suite alerté les services de la wilaya qui ont, à leur tour, ouvert une enquête interne. Une plainte a été déposée contre l’employé en question qui a été suspendu de ses fonctions, en attendant les conclusions des enquêtes administrative et sécuritaire ouvertes sur cette affaire. Notre source ajoute, par ailleurs, que les enquêteurs de la Police sont parvenus à confirmer le versement d’au moins deux primes au profit de deux personnes de la famille de l’agent du bureau en question. L’enquête se poursuit toujours et les enquêteurs de la brigade économique de la Police n’écartent pas la présence d’autres cas de détournement au sein de ce même service. L’employé soupçonné de ce détournement encourt une peine d’au moins dix années de prison ferme, si jamais les soupçons de détournement, de faux et s’usage de faux venaient à être confirmés contre lui.

O. K.

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