Par DDK | 8 Aout 2018 | 3096 lecture(s)

Béjaïa - Agressé par un «parkingueur» sur une plage à Souk El-Tenine

Un estivant décède !

Zoubir A, âgé de 37 ans, natif d’El Meghaier, dans la wilaya d’El Oued, ce touriste qu’un «parkingueur» a sauvagement agressé sur l’une des plages de Souk El-Tenine, est décédé, hier à 6 heures du matin.

Il a succombé à ses blessures, au CHU Khelil Amrane de Béjaïa où il a été admis ercredi dernier. À son admission, la victime a subi une luxation du rachis dorsal avant de plonger dans un coma profond.

Venu passer quelques jours de détente en bord de mer, la victime ne s’attendait certainement pas à y laisser la vie pour une histoire de deux cents dinars. Ayant stationné son véhicule avec ses amis dans un parking de la localité de Lota, dans la commune de Souk El-Tenine, Zoubir a été approché par un gardien de parking qui lui a réclamé la somme de 200 dinars de droits de stationnement.

Celui-ci refusera d’obtempérer en exigeant un justificatif. Faisant appel à ses amis, le «parkingueur» et ses acolytes ont tabassé presque à mort le pauvre touriste qui ne demandait que son droit. Evacué en urgence au CHU de Béjaïa, il y laissera la vie six jours après son admission.

Informés, les membres de sa famille se sont déplacés à Béjaïa et y sont restés dans une camionnette bâchée garée au parking de l’hôpital, tout le temps passé par leur enfant au service de réanimation. Selon les services de sécurité, les agresseurs, actuellement en fuite, ont été identifiés et sont recherchés pour être poursuivis en justice.

Le squat des plages par des fainéants à longueur d’année qui amassent, illégalement, des fortunes durant la saison estivale, demeure impuni malgré les instructions des hautes autorités. Dans la wilaya de Béjaïa, tous les responsables ont décidé, le wali à leur tête, que les droits de stationnement doivent être fixés à 50 dinars moyennant la présentation d’un ticket dument authentifié par un sceau étatique.

Pourtant, il n’y a pas une plage du littoral de la wilaya de Béjaïa, autorisée ou non à la baignade, qui ne compte pas des «parkingueurs» activant, de jour comme de nuit, au vu et au su de tous, sans aucune autorisation pour la majorité d’entre eux. La population s’interroge justement sur le laxisme sans vergogne des élus comme des services de sécurité.

Aucune sécurisation des plages, ce qui contraint les touristes, à la merci des anarchistes, à se plier à leur diktat, faute de quoi, ils s’exposeront au même sort subi par le malheureux Zoubir. Quelle est la solution à cette anarchie sur les plages de Béjaïa et partout ailleurs sur le territoire national ?

Des assises sur le tourisme ont été organisées par l’APW de Béjaïa pour booster le secteur qui reste le seul moyen de développement de la région. Mais pour y parvenir, il faut mettre un terme à ce qui se passe, sinon plus personne ne viendra passer ses vacances chez nous à Béjaïa, car ce qui se raconte dans les bureaux est à des années lumière de la réalité du terrain.

A Gana.

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