Par DDK | 25 Aout 2018 | 1384 lecture(s)

Point d'ordre

Le cholera une épidémie pourtant d’un autre âge

S. Ait Hamouda
Après moult épidémies, voici revenu le temps du cholera, avec son lot de malades dans 4 wilayas. Le ministère de la Santé, l’institut Pasteur, les directions de wilaya ont beau rassurer les citoyens, le mal est là et il terrorise tout le monde. Comment est-ce arrivé ? Comment ce mal a-t-il touché les algériens de ces wilayas ? Eh bien par manque d’hygiène, c’est sûr, par manque d’attention, c’est certain, par manque de contrôle de l’eau, peut-être, et tutti quanti. Il n’y a qu’à voir les immondices qui jonchent nos rues, les dépotoirs à ciel ouvert, et toutes sortes d’ordures dans nos villes et villages, pour comprendre que ce n’est pas un hasard que le cholera, nous préoccupe de nouveau au plus haut point. Et pas que ça ! La pire des pandémies qui nous menace est certainement notre incapacité à rendre vivable notre environnement. A le rendre propre, à lui faire éviter qu’il soit vecteur de toutes sortes de maux, bénins ou chroniques, et à préserver notre santé à tous. Dans la wilaya de Tizi-Ouzou, on avait instauré un concours du village le plus propre, mais combien de cités participent à cette fête et à cet événement ? Très peu malheureusement. Est-ce parce que ces festivités ne nous concernent point ? Sommes-nous plus propres que le reste des villages qui ont l’honneur de participer, à concourir en rendant leurs parages plus attrayants, plus attirants, plus beaux et de plus protecteurs de la santé de tous, par leur propreté ? Déjà là, il y a mal donne dans la sensibilisation des populations. Que celui qui veut le bien pour lui-même, ne le souhaite pas pour la collectivité ? Par cet égoïsme exacerbé, ne veut-on pas le mal pour ses semblables ? Certainement ! Qu’il y ait, en dépit de tout, un intérêt substantiel, pour tout ce qui concerne le bien-être et la santé, par un surcroit d’attention à l’environnement, aux sources d’eau et de vie, aux puits, et à tout ce qui implique un corps sain dans un esprit sain. De corps, nous voulons appréhender sa dimension sociale, collective. C’est seulement en faisant attention à tout cela, qu’on évitera à soi et aux autres ces épidémies d’un autre âge.
S. A. H.

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