Par DDK | 27 Aout 2018 | 1246 lecture(s)

Point d'ordre

La dévaluation n’est pas la panacée !

Par S. Ait Hamouda
Comment expliquer la dévaluation de la monnaie nationale, répétitive, dans notre pays. On a beau donner des explications, le moins que l’on puisse dire farfelues, on n’explique ni les causes, ni les effets dévastateurs sur l’économie et sur les ménages. Que l’on détermine les points d’achoppement, à l’instar de ce qui advient lorsqu’on procède à des dévaluations itératives sans pour autant donner au consommateur algérien de quoi se sustenter, en matière de motivation, de ce qui a poussé à la dépréciation du Dinar, ou de ce qui l’a suscitée. Certes, il y a des éclaircissements de la Banque Centrale, pas toujours convaincants, mais à remettre sur le tapis des arguments épuisés ne servira qu’à attiser les craintes plus que jamais. Voir sa monnaie fluctuer négativement, de bas en bas, ne peut qu’être un vecteur de peurs et de supputations dramatiques où les approximations se jouent des appréciations les plus positivement gagnantes. Rien ne peut remplacer une monnaie stable, il se peut que quelques interventions, au niveau économique, seront, à bien des égards, protectrices de notre niveau de richesse, cependant, il conviendrait d’enseigner aux gouvernés les tenants et les aboutissants de ce phénomène. Que l’on trouve matière à redire de ces problèmes inattendus et qui existent nonobstant toutes les précautions, ils répondent, tout compte fait, à des scrupules monnayés, qu’on doit accepter quelles que soient les circonstances. Toutefois, on ne doit-on pas prendre, avant, le pédagogique comme élément permettant au peuple d’être informé. Il va de soi que cet argument, quand il est justifié et expliqué aux concernés, permet de rassurer et de rasséréner l’Algérien. Au-delà, il prend la tendance rassurante pour une voie qui le mènerait sinon au bonheur, du moins à une garantie qui le préserve des surprises qui pourraient survenir à un point donné de sa vie. Non seulement ces dévaluations, à tout moment, ne garantissent pas l’avenir dans la certitude, mais créent les peurs, les angoisses, les anxiétés à tout un peuple. Le seul moyen de préserver la confiance et la sérénité, c’est de justifier ces interventions.
S. A. H.

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