Par DDK | 28 Aout 2018 | 1076 lecture(s)

ZOUBIR Harrat, directeur de l’institut Pasteur

«L’opération d’analyse des sources d’eau non contrôlées entamée»

Le directeur général de l’institut Pasteur, M. Zoubir Harrat, a fait savoir que l’institut a entamé hier l’opération d’analyse des sources d’eau non contrôlées, et ce, en coordination avec le ministère des Ressources en eau. Lors de son intervention hier sur les ondes de la chaine I de la radio nationale, M. Harrat a souligné que jusqu’à présent, la seule source d’eau qui renferme la bactérie à l’origine du choléra est celle de Sidi Lekbir à Tipaza et cette dernière a été détruite en attendant son réaménagement. Le DG de l’institut Pasteur a tenu à afficher son regret quant aux rumeurs liées au nombre de personnes atteintes de choléra, soulignant que seul l’institut Pasteur est habilité à fournir des chiffres en ce qui concerne cette épidémie. «Jusqu’à présent, il y a 49 cas confirmés sur les 147 signalés», a-t-il indiqué, faisant état également de dix cas suspects, dont huit étaient négatifs et ils ont quitté l’hôpital, alors que les deux autres sont toujours sous contrôle. Par ailleurs et selon l’engagement pris dimanche à Blida par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Pr. Mokhtar Hasbellaoui, l’épidémie de choléra sera éradiquée dans les trois prochains jours : «Depuis l’apparition de l’épidémie, l’État a fixé une stratégie ayant permis de l’endiguer et d’empêcher sa propagation», a-t-il dit, soulignant la détermination du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au suivi quotidien de ce dossier «afin d’être rassuré sur l’état des cas suspectés d’atteinte». Le même responsable a fait état de la prise d’échantillons des eaux de 38 sources à travers le pays, afin de s’assurer de leur potabilité. Selon lui, les analyses réalisées en laboratoire ont prouvé que l’eau de la source de Sidi Lekbir à Hameur El Ain (Tipaza) «contient la bactérie à l’origine du choléra, et qu’un nombre d’autres sources contiennent des bactéries similaires à celle du choléra, mais pas aussi dangereuses».

Samira Saïdj

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