Par DDK | 5 Septembre 2018 | 1025 lecture(s)

APW de TIZI-OUZOU - Une session spéciale rentrée scolaire fin septembre

Des tas de manques à combler !

Le secteur de l’éducation dans la wilaya de Tizi-Ouzou, malgré les avancées réalisées notamment sur le plan pédagogique, souffre encore sur le plan infrastructures et moyens. La grande mobilisation de la direction de l’éducation de la wilaya de Tizi-Ouzou, à la veuille de la rentrée des classes prévue pour demain, n’épargnera pas aux élèves de plusieurs localités quelques problèmes dont souffrent leurs établissements scolaires. Cet état des lieux, la commission de l’éducation, formation et enseignement supérieur de l’APW l’a confirmé à travers son rapport sur la situation du secteur, dont nous a fait part son président, M. Dahmane Ahcene. Notre interlocuteur a soulevé plusieurs problèmes et manques liés au secteur, à commencer par les chantiers en souffrance de plusieurs infrastructures. Plus de seize établissements, dont neuf primaires, quatre lycées, et trois CEM, ont été inscrits à l’indicatif de la wilaya, depuis 2011 pour certains, et ne sont toujours pas réalisés. Ces infrastructures ont été touchées par le gel, à cause de la restriction budgétaire qui a touché l’ensemble des secteurs quasiment. Seulement, au début de l’année, fait savoir notre source, ces projets ont été dégelés mais à ce jour aucun n’a été lancé en réalisation. La responsabilité des P/APC, notamment dans le cas des établissements primaires, est engagée selon l’élu. Ces derniers doivent interpeler les services concernés (éducation et direction de l’équipement), pour la réévaluation et le lancement des projets afin de parer au déficit enregistré dans certains établissements à l’instar de Boghni où une enveloppe de 43 millions a été allouée au projet d’un lycée (Dahmani), sans aucune suite. Plusieurs projets de structures de l’éducation sont à l’arrêt, une situation qui pénalise les élèves des régions concernées.

Des projets non lancés et d’autres à l’arrêt

Des lycées lancés en réalisation mais sont à l’arrêt, depuis des années pour certains. L’exemple de celui de Souama est des plus éloquents. Dans ce cas précis, l’entreprise est défaillante et la direction de l’équipement devrait intervenir pour faire son travail. Réévaluation, relance et choix d’une nouvelle entreprise, note-t-on. Un autre cas d’établissement à l’arrêt, le CEM de Tadmaït base 7. Le projet est réparti en deux parties : - les logements et les demi-pensions confiés à une entreprise. - Le bloc pédagogique à une autre. La première partie a été réalisée, le bloc pédagogique quant à lui est à 65% de réalisation et est en souffrance à ce jour. Un autre problème qui touche les infrastructures de l’éducation, c’est la dégradation des établissements et la vétusté des équipements. Dans ce sens, des dizaines d’établissements sont fermés pour réhabilitation. Seulement, cette opération, signale M. Dahmani, a pris du retard et les travaux ne sont pas achevés, alors qu’on est à la veille de la rentrée scolaire. Exemple, le primaire «Hamoutène» à Tizi-Ouzou. À ce propos, le président de la commission éducation de l’APW estime que les travaux doivent être entrepris pendant les vacances. Concernant les établissements dont les structures sont vétustes et nécessitent d’urgence une réhabilitation, l’on citera notamment le lycée Frères Abbache dans la daïra de Mekla, le Technicum de la Nouvelle-ville du chef-lieu de la wilaya, le Technicum d’Azazga, lycée Toumi de Tigzirt, lycée colonel Amirouche de Tizi-Ouzou et l’établissement Ouarzeddine dans la dira de Tizi Gheniff. Toujours dans le même sillage, plusieurs projets inscrits à l’indicatif de la wilaya dans le cadre des programmes 2011, 2012, 2013 ne sont pas encore réalisés. Il s’agit de remplacement de plusieurs établissements, tels le CEM d’Akerrou (Programme 2011), le CEM d’Ait Chaffaa (Programme 2011), celui d’Ath Ziki (Programme 2012), Abizar, E (inscription en 2012), Zekri (inscription en 2013), Aït Mahmoud (inscription en 2013), Elmaden dans la daïra de Makouda, Bouabderahmane dans la daïra de Tizi-Ouzou, Krim Rabah dans la daïra de DEM, Berber (Timizart), Ahmed Zaidat à Azazga, le nouveau CEM de Boudjima et celui d’Ait Hichem.

Manque de cantines et surcharge des classes

Un autre problème qui préoccupe les élèves et leurs parents dans la wilaya de Tizi-Ouzou c’est la surcharge des classes et le manque de cantines scolaires. En effet, une centaine de classes à travers la wilaya accueillent plus de 42 élèves. La wilaya est couverte à 96% de cantines scolaires, mais la grande partie d’entre elles sont des classes réaménagées où on sert des repas froids. Donc, le chiffre réel est d’environ 65% de taux de couverture en cantine. A titre d’exemple, la cantine d’Aït Yahia Moussa, ravagée par les feux de l’été 2017, n’a pas encore été réhabilitée. Dans les localités de Tizi-Gheniff, M’Kira et Chaib, le manque de cantines est signalé. L’on citera en outre plusieurs autres problèmes dont souffrent les établissements comme le manque de chauffages, les sanitaires qui ne répondent pas ni au nombre des élèves ni aux normes exigées. La direction de l’éducation de la wilaya, pour assurer une rentrée apaisée et dans de bonnes conditions, doit donc fournir des efforts considérables et effectuer une véritable gymnastique pour parer aux manques signalés ici et là. L’objectif étant d’offrir un meilleur cadre de travail pour le personnel et de meilleures conditions de scolarisation pour les élèves. Notons que ces contraintes, persistantes, n’ont néanmoins pas empêché ces derniers d’avoir d’excellents résultats scolaires. Mais les régler améliorera sans doute le rendement de ces établissements en qualité et en quantité. La session APW dédiée à l’éducation est prévue à la fin de ce mois de septembre.
K. H.

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