Par DDK | 5 Septembre 2018 | 566 lecture(s)

Point d'ordre

La rentrée faussée par les chantiers

Par S. Ait Hamouda
La rentrée des classes, en Kabylie notamment, traîne par endroit. Les chantiers, improvisés la veille et qui traînent en longueur, laissent présager une rentrée qui n’en est pas une et qui risque de tarder. Les écoles pendant les vacances ont été réquisitionnées comme des centres de colonie ou louées à des tiers, aujourd’hui que l’on pense à la rentrée voilà les travaux de réfection qui montrent le bout du nez et qui mettent du temps à se concrétiser. A l’université, même chose. A Tamda, où l’on s’attend à recevoir des groupes pédagogiques depuis déjà belle lurette, qu’on n’a toujours pas réceptionnés, là aussi on va mettre du temps pour pouvoir y accéder. Quoiqu’il en soit, le retard est prévisible. Rejoindre les classes tardivement, ou entamer les cours avec le fracas des chantiers. Et là, pas moyen de comprendre ou même d’entendre ce que dit le prof. Les promesses pour un accès à l’école plus avantageux que les années passées peuvent attendre. Des confessions de foi, peut-être sincères, se doivent d’être calculées, à l’algérienne, c'est-à-dire prises en compte à l’aune de l’allure nationale. Rien ne permet de compter sur des travaux en dilettante, pas assez rapides au goût des populations scolaires, pour espérer rejoindre les salles de classe dans les temps impartis. Ce qu’on fait est tout le contraire de ce qui devrait être fait pour les élèves, à la veille de la reprise, encore moins avec les promesses qui leur sont faites, d’une école où l’on apprend les sciences, les langues, la philosophie et pas où l’on n’en finit pas d’attendre que des travaux arrivent à leur fin. On peut en effet y trouver à redire, dans la mesure où les chantiers doivent être entamés bien avant la rentrée, pour qu’on ne se mette pas à tergiverser à la veille de celle-ci. Lorsqu’arrive le début des cours, c’est pour étudier et non écouter le tintamarre des ouvriers dans la cour. Qu’importe, le souci, du ministre de l’éducation aux autorités locales, est d’apprêter l’école aux apprentissages et non aux fourbis que l’on voit.
S. A. H.

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