Par DDK | 6 Septembre 2018 | 2193 lecture(s)

Tizi-Ouzou

Les handicapés dans une précarité chronique

La situation actuelle des personnes handicapées à travers le territoire de la wilaya de Tizi-Ouzou est, de l’avis de tous, précaire.

À travers les 1 500 villages que totalise la wilaya, au niveau des chefs-lieux de commune et de daïra, les handicapés sont oubliés. Les problèmes de scolarité, de formation, d’emploi, de transport, de retraite, de logement et d’accessibilité leur empoisonnent la vie. Pire encore, dans les villages et les communes rurales, bon nombre d’entre eux ne sont pas recensés par la direction de l’action sociale, et du coup ne jouissent pas du minimum d’aide que garantit l’Etat. Beaucoup d’entre eux ne «vivent» que grâce au soutien de leurs familles et à la générosité des bienfaiteurs. Les handicapés aptes à travailler, détenteurs de diplômes parfois universitaires, qui peuvent gagner leur subsistance à la sueur de leur front, se retrouvent généralement au chômage. Le 1 % de postes budgétaires imposés aux employeurs par la loi n’est pas toujours respecté. Cela sans parler des problèmes de logements, de soins et du matériel orthopédique souvent cher et parfois introuvable, qui compliquent la situation des personnes à mobilité réduite. Ceux qui disposent de carte Chiffa, et bénéficient de la pension de 4 000 DA, ne sont pas si chanceux que ça, car avec cette somme il est impossible de s’auto suffire. Il est temps de revoir la stratégie du secteur pour concrétiser l’état social et de droit pour tous, comme les Chouhada de la glorieuse révolution de Novembre l’ont souhaité. À signaler que la wilaya de Tizi-Ouzou compte plus de 36 000 personnes invalides, toutes catégories confondues.

Hocine T.

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