Grève des transports assurant la ligne de Tizi Ouzou

Les transporteurs de voyageurs assurant la ligne Draâ El Mizan-Tizi Ouzou, au moyen de bus ou de minibus et au nombre de vingt-quatre ont déclenché une grève illimitée depuis ce vendredi 14 avril 2006 pour attirer l’attention de toutes les autorités et de tous les responsables concernés sur leur condition de travail, qui est devenue quasiment impossible. En effet, selon M. Moudir, le délégué du groupe des transporteurs des daïras de Draâ El Mizan et Tizi Gheniff, cette décision extrême a été prise à la suite des multiples agressions dont certains, parmi eux, avaient fait l’objet au niveau du chef-lieu de la commune d’Aït Yahia Moussa. « Nous sommes victimes non seulement d’injures et autres agressions verbales, mais également par des jets de pierres sur nos véhicules », nous déclare Moudir, qui ajoute que tous les transporteurs ont peur pour la sécurité de leurs passagers et aussi de leur matériel qui est leur seul moyen de subsistance. Par ailleurs, le délégué des deux daïras nous déclare que le problème a, pour origine leurs collègues d’Aït Yahia Moussa qui ont obligé leur maire à leur interdire leur arrêt situé à proximité de la stèle érigée à la mémoire du jeune collégien, Hocine Chaibet, victime du Printemps noir et non loin du siège de l’APC pour les déplacer presque à la sortie du village, près de la maison de jeunes où la chaussée est très rétrécie à cet endroit. « Nous demandons à tous les responsables concernés de faire en sorte que ces agressions dont nous sommes victimes cessent, d’autant plus que le principal instigateur est connu en la personne du responsable de la station des fourgons d’Aït Yahia Moussa en premier lieu, puis en second lieu, nous permettre de reprendre notre ancien arrêt », lance M. Moudir. Si cette grève n’a pas été ressentie ce vendredi, il n’a pas été de même en ce samedi avec le retour, notamment, des étudiantes et étudiants qui avaient de la peine à trouver un taxi pour rejoindre le chef-lieu de la wilaya.

Essaïd N’Aït Kaci