« Les producteurs premiers bénéficiaires »

L’Accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne, qui entrera en vigueur le 1er septembre prochain, doit « profiter » aux producteurs algériens du fait de la suppression immédiate des droits de douane appliqués aux matières premières qu’ils importent, a affirmé le directeur général des Douanes, Sid Ali Lebib. Il s’exprimait mercredi dernier en marge d’une rencontre sur les modalités d’application de l’Accord d’association. « Il n’y a pas de raison de redouter un impact négatif du démantèlement tarifaire sur les sociétés algériennes qui vont, au contraire, tirer profit de la suppression des droits des Douanes appliqués aux matières premières », a-t-il assuré. Pour le patron des Douanes algériennes, il ne faut pas non plus « faire une fixation sur le manque à gagner de l’Algérie en matière de recettes douanières », mais plutôt « regarder le profit qu’elle va tirer de la réduction du coût de production et donc l’amélioration de la compétitivité de ses entreprises ». Plus de 2 300 produits — ou « lignes tarifaires » dans le jargon des douaniers — vont connaître une suppression des droits des Douanes et du Droit additionnel provisoire (DAP) immédiatement après l’entrée en vigueur de l’Accord d’association, a précisé jeudi dernier à la radio le directeur de la valeur et de la fiscalité à la douane, Medjbeur Bounaâm. Sur l’ensemble de ces produits, 2 076 sont des produits industriels considérés comme matières premières pour la production algérienne. 252 sont des produits agricoles, bruts ou transformés, et des produits de pêche bénéficiant de « concessions » tarifaires spécifiques convenues entre l’Algérie et l’UE, a-t-il expliqué. Près de 60% des importations algériennes, soit quelque 10 milliards de dollars, proviennent annuellement des pays de l’UE.

R. N.