Par DDK | 20 Juillet 2005 | 282 lecture(s)
231 voix en 2002
Pour élire une assemblée populaire, sur un quorum de 7009 voix, 231 se sont exprimées, dans les conditions que l’on connaît, le 10 octobre 2002 dans la localité d’El Esnam, municipalité située à une quinzaine de kilomètres à l’est de Bouira. Sur les 45 communes que compte la wilaya de Bouira, 16 se reconnaissent plus ou moins dans la dynamique du Mouvement citoyen. Sur ces 16 commune, 12 avaient franchement ou timidement rejeté le scrutin des locales. Cinq d’entre elles (Aghbalou, Saharidj, M’chedellah, Taourirt et Ahnif) ont réussi le zéro vote. Pour ces cinq municipalités la question du départ des “indus élus” ne se pose même pas, puisque le suffrage n’a désigné aucun élu à révoquer. Par contre, dans les 7 autres communes berbérophones, les élections d’octobre 2002 ont porté à la tête des assemblées des candidats avec un taux de voix exprimées tournant autour de 30%.Dès lors d’aucuns s’attendaient à ce que le dernier communiqué du conseil des ministres faisant état de la dissolution des APW et des APC de Tizi Ouzou et de Béjaïa “ainsi que des assemblées communales”, vise des APC de Bouira ayant voté sur fond de lacrymogène. Ceci semblait évident d’autant plus que le protocole d’accord signé entre les archs et le pouvoirs parle de révocation d’indus élus où les élections ont été partiellement ou globalement rejetées. Force est de constater que le document signé entre les archs et Ouyahia n’est pas appliqué à la lettre si l’on considère que par “partiellement” le gouvernement entend un taux de participation supérieur à 3,2 de participation aux locales de la discorde. Un taux enregistré par El Esnam, la seule commune concernée par la dissolution à Bouira.
T.O.A.






