Des élus s’insurgent
Depuis le 29 novembre dernier, date des élections municipales, l’APC de Haizer connaît une situation de blocage malgré la désignation d’une commission par le wali afin de dénouer la crise qui sévit au sein de cette APC.
En effet, au lendemain de ce scrutin, cinq membres de la coalition FLN, RND, HAMAS et FFS avaient déjà demandé la dissolution de cette assemblée, de vives mésententes les opposant à l’élu indépendant qui était sorti vainqueur des élections. Après plusieurs pourparlers stériles durant les cinq premiers mois de l’investiture du maire, la coalition avait appelé à la dissolution de cette assemblée mais sans écho. Au courant du mois de mars dernier l’ancien wali avait, pour dénouer la crise, installé une commission, avec à sa tête le P/APC actuel. Une chose mal appréciée par les élus de la coalition qui contestent farouchement cette procédure. Ainsi dans un document rendu public, les 5 élus de l’alliance majoritaire désavouent cette manière d’agir qu’ils qualifient d’”anticonstitutionnelle.” " Le législateur algérien en homme averti et conscient des conséquences dramatiques qu’engendrerait tout blocage au niveau des Assemblées populaires communales a prévu purement et simplement leurs dissolutions sans s’attarder sur les raisons de cette dissension…article 34 du code communal….il est procédé à la dissolution et au renouvellement total de l’Assemblée communale….empêchant le fonctionnement de la commune " rapporte le document. Toujours selon la même source, il est cité l’article 36 du code communal " …un conseil est désigné par arrêté du wali pour gérer les affaires courantes de la commune pour une durée de six mois, période à l’issue de laquelle des élections sont organisées pour élire la nouvelle assemblée. " Pour Ahmed Douane, élu Hamas, il s’agit là d’un frein au développement " La commission installée au mois de mars dernier par le wali gère uniquement les affaires courantes." Kaci Karou du RND craint quant à lui " une explosion sociale ". " Il serait fâcheux que des incidents se produisent suite à cette situation, car nos concitoyens ne comprennent pas qu’après avoir voté pour nous, nous ne puissions pas défendre leurs intérêts pour lesquels ils nous ont choisi démocratiquement. " M. Dabouz du RND abondera dans le même sens en s’élevant contre le fait que le cachet humide de l’APC soit encore utilisé. " Il n’y a aucune raison pour que lle sigle Assemblée Populaire Communale soit apposé au bas de documents administratifs puisque nous ne sommes pas consultés en tant qu’élus et représentants d’une majorité de la population de Haizer. Il faut mettre un terme à cette anarchie en utilisant un cachet portant une autre définition comme DEC où autres. "
A ce sujet l’élu du HAMAS affirme " que la cour des comptes ne peut valider les marchés publics sans la signatures de l’ensemble des élus de la majorité. " En guise de conclusion Ahmed Rezgui, élu du FFS qui a rédigé le document réitère la demande de l’alliance pour la dissolution de l’Assemblée populaire communale de Haizer, tout en attirant l’attention des autorités, à leur tête le premier magistrat de la wilaya de Bouira pour dénouer cette situation de blocage.
B. Hafidh



