Tizi-Ouzou Les six existants ont été fermés la semaine passée par la police – Plus de cybercafé à Maâtkas

Depuis la fin de la semaine dernière, les six cybercafés existants au chef-lieu de Maâtkas ont été fermés par la police.

Un des propriétaires se contentera de dire : « Ils sont venus et ont demandé à voir les papiers de l’établissement, nous nous sommes exécutés. A notre grande surprise, on nous a intimé l’ordre de fermer. Les clients ont été priés de sortir et on vient de nous transmettre des convocations ». Une source au fait de la situation nous apprendra que « ces établissements n’ont, parait-il, pas d’autorisations d’exploitation ». Du coup, les amateurs du net et du monde virtuel se retrouvent pénalisés. Pour se connecter, il faut aller loin. Un des jeunes que nous avons rencontré au chef-lieu tonnera : « Etant chômeur, nous n’avons que ces cyber pour passer nos longues et interminables journées. On s’évade, on tchatche et on oublie nos soucis. Hélas, même cela ne nous est plus possible dans cette commune. Veut-on nous asphyxier ? ». A bien réfléchir, une remarque s’impose, ces cybers activent depuis de nombreuses années et paient leurs abonnements à Algérie Télécom qui récupère ses droits, et on s’aperçoit, maintenant, que les propriétaires ne sont pas en règle. La logique aurait voulu que l’on demande à ces gens de se conformer à la réglementation avant de passer à leur fermeture. Pour le moment, ce sont les propriétaires de cybercafés au niveau de Souk El Tenine qui appréhendent la visite des policiers. Donner un temps aux propriétaires pour se conformer à la loi serait tout indiqué pour ne pas pénaliser les citoyens avides d’évasion et ces gens qui gagnent leur vie par cette activité. A Maâtkas, les espaces culturels, sportifs et de détente sont très réduits, pour ne pas dire inexistants, les cybers sont, du coup, le seul refuge pour les jeunes.

H. T.