La Journée mondiale de lutte contre le Sida a été marquée, ce jeudi, par une conférence, au sein de l’école privée ECAM. En collaboration avec la Maison de jeunes qui s’est chargée de l’exposition sur le thème, les responsables et les enseignants, ont fait appel au service de prevention de l’hôpital d’Aïn El Hammam. La matinée a été réservée à l’exposition où les stagiaires de l’école, ont découvert, sur les affiches, les différentes facettes de la maladie du SIDA et de sa prévention. Par contre, durant l’après-midi, un médecin du secteur sanitaire, le docteur Labchiri, accompagné d’un technicien supérieur de la santé, Boukaci Mohamed, ont d’abord fait un exposé sur la maladie depuis son apparition, avant d’insister sur la prévention. La présence de la psychologue, rattachée à la maison de jeunes, a permis de décrisper l’atmosphère, permettant aux langues de se délier. Ainsi, ces jeunes garçons et filles âgés de 16 à 25 ans, ont saisi l’occasion de s’exprimer sur ce sujet, considéré comme tabou et dont on ne prononce que rarement le nom. L’auditoire a posé des questions, concernant la transmission de ce mal ainsi que sur les moyens de sa prévention. Les conférenciers qui ont répondu à des questions diverses, ont noté l’ignorance de certains jeunes, qui en 2005 se demandent encore, si la contamination peut se faire, par une lame de rasoir, ou encore par une brosse à dents. Il est inconcevable que des jeunes ignorent les règles les plus élémentaires, devant les prémunir de cette maladie. Ce qui prouve, que la sensibilisation ne se fait pas suffisamment. Le suivi psychologique des malades, a été évoqué avec insistance. Les malades du SIDA continuent de considérer leur maladie comme une tare et refusent d’en parler. Au risque de contaminer leur entourage, les personnes atteintes refusent d’informer ne serait-ce que le médecin ou le dentiste qu’ils consultent. L’assistance composé de stagiaires et de quelques citoyens,était si intéressée par le sujet qu’elle a retenu les conférenciers plus de deux heures. Des conférences pareilles, les jeunes en redemandent. Cependant, elles devraient se répéter plus souvent et faire bénéficier toute la masse juvénile ; ce que l’ECAM ne peut faire, faute de moyens. Un problème de taille, a retenu l’attention des présents : nos jeunes manquent d’informations. La balle est dans le camp des associations culturelles, qui devaient pallier cette insuffisance, surtout sur des sujet de cette importance.
Nacer B.
