Par DDK | 19 Juin 2017 | 711 lecture(s)

BOUMERDÈS Coupures d’eau récurrentes

Des villageois en rassemblement devant l’ADE

En colère, un groupe de représentants de la localité d'El Kerma (ex-Le Figuier) s'est attroupé devant le siège de l’ADE, dans l'après-midi de vendredi dernier, protestant contre les fréquentes coupures de l'alimentation en eau potable. «Nous en sommes pénalisés, surtout en ce mois de Ramadhan, alors que nous payons nos factures de consommation d'eau à temps», criaient certains d'entre eux. «Patientez jusqu'en début de soirée et vous aurez votre ration d’AEP pendant deux heures», leur a répondu le gardien, en l'absence du directeur de ladite administration étatique. Plus loin, vers l’Est, le manque d'eau est d’autant plus accentué : «Pour nos femmes, c'est un lourd fardeau», diront avec tristesse des chefs de famille de Timezrit. Puiser de l’eau des anciennes fontaines éloignées, avec parfois un bébé sur le dos, et revenir à la maison plusieurs fois par jour est leur train de vie quotidien. Les quantités puisées ne peuvent suffire à la préparation et à la cuisson des aliments, permettre aux membres de la famille de se laver, à faire la vaisselle, la lessive et donner à boire au bétail. «Le manque de cette substance vitale est encore plus ressenti au mois de Ramadhan, particulièrement quand tous les membres d’une même famille se réunissent», notera un des responsables locaux qui s'inquiète du retard de l'alimentation de leur commune à partir de la station de dessalement de Cap Djinet. «Depuis la visite effectuée par l'ex-ministre Sellal à la wilaya, au premier trimestre de 2014, les différentes échéances fixées au règlement de ce problème n'ont guère été respectées», a-t-il enchaîné, en précisant que tous les foyers du chef-lieu communal disposent de compteurs. La situation n'est guerre plus enviable au niveau de certains douars des communes voisines de Naciria et de Chabet El Ameur. Les villageois sont contraints de se rabattre sur l'eau des camions-citernes. Quelques familles nanties ne l'utilisent que pour leurs toilettes, la vaisselle et pour laver leur linge. Bien d'autres, ne pouvant se payer de nombreuses bouteilles d'eau minérale quotidiennement, sont condamnées à étancher leur soif avec ce liquide douteux des camions-citernes, dont on guette l'arrivée à certains moments de la journée.

Salim Haddou

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