Par DDK | 1 Juillet 2018 | 680 lecture(s)

Boudjima

Un circuit touristique réclamé

Disposant de plus d’une dizaine de sites historiques et naturels, la commune de Boudjima est qualifiée, par d’aucuns, de musée à ciel ouvert. Elle peut facilement devenir l’une des plus importantes destinations touristiques de la wilaya de Tizi-Ouzou. Pourtant, sur les sept circuits touristiques mis à la disposition des visiteurs qui veulent découvrir la wilaya, aucun n’a été alloué à Boudjima. Il est vrai que les élus et les citoyens sont appelés à mettre en valeur, par eux-mêmes, leur richesse. Chose qui ne semble pas faire partie des préoccupations actuelles. Et pourtant, la région gagerait à valoriser ses atouts, en renflouant les de la collectivité locale. C’est aussi une manière de créer des emplois dans cette commune au chômage galopant. Dans cette dernière, c’est le village Tarihant qui compte le plus de sites archéologiques. Sur le flanc Nord de la bourgade, il existe des sites témoignant de la présence romaine et même préromaine, à Lafayar et Azma plus particulièrement. Pas plus loin de là, se trouve Azrou Imeyyazen, classé patrimoine national. Plusieurs autres sites peuvent être visités à Tarihant, comme Tassirra M sebaâ. A Agouni Oufekous, à deux kilomètres de Tarihant, un lieu s’impose désormais comme la destination privilégiée des randonneurs de toutes les communes de Tizi-Ouzou et de plusieurs wilayas. Un avion en béton construit dans les années 90 par un jeune de la localité, Chaffa Hallou en l’occurrence, suscite la curiosité. Le génie de l’architecte, qui a conçu le plan, joint au rêve du jeune, décédé il y a quelque années, ont réussi à concrétiser ce bijou. Toujours dans la commune de Boudjima, il existe, en outre, un microclimat non protégé à ce jour, malgré les appels des plus avertis. Agoulmim est un lieu où existent deux grands lacs dissimulés dans la broussaille. Sur les lieux, vivent des animaux qu’on ne voit à des kilomètres plus loin. La flore y est également spécifique. C’est en tout un véritable microclimat qu’il faut protéger. Le rendre bénéfique pour la commune en en faisant une destination touristique est la meilleure manière de le faire vivre et de faire vivre, par ricochet, des familles, en créant des postes d’emploi. La région recèle encore d’autres sites qui n’attendent qu’à être exploités en mettant en place, par exemple, un circuit touristique.
A. N.

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