Par DDK | 2 Juillet 2018 | 1914 lecture(s)

TIZI-OUZOU - Barrage de Zaouïa

Des oppositions bloquent le projet

Les études du projet du barrage de Zaouïa confiées au bureau portugais Coba sont à un taux d’avancement qui ne dépasse pas les 20%.

Les opérations de reconnaissance géologique menées par les ingénieurs sont confrontées, depuis plusieurs années, à des oppositions des propriétaires des terres incluses dans l’assiette qui sera "envahie" par les eaux. Pourtant, ce barrage d’une capacité de 100 hm3 pourrait faire sortir toute la région Nord de la wilaya de Tizi-Ouzou de la crise éternelle des pénuries d’eau. Selon les études techniques effectuées par les services concernés, le barrage de Zaouïa, au niveau de l’Oued Stita, à environ un kilomètre de l’Oued Sébaou, est destiné à alimenter les communes de Makouda, Aït Aïssa Mimoun, Sidi Naâmane, Tizi-Ouzou et Mizrana. La réalisation de ce barrage fera sans nul doute développer l’agriculture sur les plaines du Sébaou. Une grande activité agricole pourrait naître, car une partie du barrage sera orientées vers l’irrigation. Ce qui permettra l’émergence d’une agriculture différente de celle pratiquée actuellement. Sans capacité d’irrigation, ces plaines ne servent qu’à la culture de la pastèque, en été. Des bribes d’agriculture maraîchère subsistent grâce aux petites retenues collinaires existantes, mais qui restent insuffisantes. Jusqu’à présent, toutes les tentatives de lancement des travaux de prospection géologique ont buté sur le refus catégoriques des propriétaires riverains du barrage. Des négociations sont, toutefois, en cours entre les deux parties afin de trouver un terrain d’entente sur les indemnisations. Selon certains aveux, ces propriétaires ne seraient pas satisfaits des montants proposés par l’Etat, arguant que les prix ont évolué depuis l’inscription du projet. La concrétisation de ce projet de barrage aura un grand impact sur l’économie locale. Ces eaux pourraient faire émerger l’agriculture à Makouda et à Sidi Naâmane. Leurs terres sont composées de plaines qui pourraient servir à la culture des céréales. La possibilité d’irrigation de toute la surface agricole utile créera aussi de l’emploi en permettant à la jeunesse locale d’investir dans ce secteur. De leur côté, les élus locaux tentent de faire de la médiation entre les citoyens et les initiateurs du projet afin de débloquer la situation.

Akli N.

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