Par DDK | 2 Juillet 2018 | 819 lecture(s)

Khemis El-Khechna

Commerce informel et cités d’habitation

Les habitants de la cité 200 logements de Khemis El-Khechna, à l’ouest de Boumerdès, ne savent plus à quel saint se vouer. Ils déplorent les désagréments causés par des commerçants à la sauvette qui étalent leurs produits anarchiquement dans leur localité. «Nous avons réclamé à maintes reprises le transfert de ce marché, mais sans résultats», dira un habitant de la cité, ajoutant que ce marché informel entrave le quotidien des habitants. «Nous ne pouvons même pas garer nos voitures devant nos maisons», dit-il. Notre interlocuteur dira qu’une fois les vendeurs à la sauvette plient bagages, ils laissent derrière eux d’immenses quantités de détritus et de saletés sans jamais nettoyer. Les habitants payent le prix de cette anarchie et de cette absence de l’État. Leur cité voit la prolifération de toutes sortes de parasites résultant de l’insalubrité provoquée par ce négoce informel. Les commerces de fortunes pullulent dans la région. La commune de Khemis El-Khechna compte à elle seule plus de 470 commerçants informels alors que leur nombre dépasse les 1 084 dans toute la wilaya. Les mesures incitatives et d’encouragement pour entrer dans le formel par la réalisation de marchés couverts n’ont rien réglé. La plupart de ces marchés sont situés dans le cœur des cités d’habitation, à l’exemple de Boudouaou, Issers et Bordj Ménaïel.

Y. Z.

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