Par DDK | 2 Juillet 2018 | 953 lecture(s)

Musée du Moudjahid

Hommage au chahid Mohamed Aït Boudjemâa

Dans le cadre des festivités commémoratives des symboles de la guerre de libération nationale, le musée régional du Moudjahid de Tizi-Ouzou a organisé, samedi dernier, une journée hommage au chahid Aït Boudjemâa Mohamed, dit Mouh Boufarik, capitaine de zone dans la wilaya 4 historique, militant de l'ALN dès son jeune âge. De nombreux citoyens étaient présents, ainsi que des représentants de l'ONM de la commune d'Aghribs et de Tizi-Ouzou et une importante délégation venue de Cheraga, où il est tombé au champ d'honneur en 1958. A signaler également la présence du président du comité du village d'Aït Ouchene, commune d’Aghribs, d'où était originaire le chahid né en 1929. De nombreux moudjahidine, notamment des compagnons d'armes du chahid, ont pris part à cet événement, ainsi que des représentants des organisations de fils de chahids, le P/APC d'Aghribs et le vice-président de l'APC de Chéragua. Plusieurs intervenants ont salué le long parcours du chahid durant la révolution, dans la Mitidja, où il allait être nommé responsable dans la zone autonome après la mort d'Ali La Pointe, n’était-ce le destin qui en décidé autrement. Le fils du chahid quant à lui empruntera la célèbre citation de Didouche Mourad : «Si nous venons à mourir un jour, défendez nos mémoires». Il remerciera les initiateurs de cet hommage appelant de ses vœux que «le nom de mon père et ceux de tous les martyrs de la guerre de libération ne soient pas oubliés par les nouvelles générations». Pour sa part, M. Aït Ahmed Ouali, responsable de l'ONM de Tizi-Ouzou, dira : «Je rends un grand hommage aux moudjahidine et moudjahidate de la région en particulier, et je m'incline devant la mémoire de nos valeureux martyrs qui ont donné leur vie pour que nous vivions aujourd'hui en liberté». A noter que le capitaine Aït Boudjemaa tombera en 1958, à l’âge de 29 ans, sous les balles de l'armée coloniale dans une embuscade à Cheragua. A la fin de la rencontre de samedi, une merdaille a été remise à la famille du chahid, en reconnaissance à son parcours héroïque durant la guerre de libération.
A Iber.

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